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Le gouvernement s'oppose à Renault
Le gouvernement s'oppose à Renault
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Guerre des marchés

Bras de fer entre Renault et l'Etat : le groupe automobile prépare sa riposte

Renault pourrait baisser sa participation chez le constructeur Nissan, afin que ce dernier puisse voter contre une décision de l'Etat au conseil d'administration.

Achat, vente, achat, vente… Le scénario qui oppose Renault, son partenaire Nissan et l'Etat français ressemble à une équation complexe. Début de l'histoire : le gouvernement a décidé, via la loi "Florange" de doubler les votes de l'Etat dans les entreprises où celui-ci participe depuis plus de deux ans, afin de s'opposer à certains plans sociaux. Or Renault ne veut pas d'une telle mesure et souhaitait supprimer cette règle lors de son conseil d'administration. La semaine dernière, le gouvernement réagit en acquérant 4,73% des actions de Renault et atteignant ainsi 23,2% du capital de l'entreprise, synonyme de minorité de blocage. L'idée est donc d'empêcher la suppression du vote double avant de revendre les actions.

Acte 2, l'empire Renault contre-attaque. Le PDG du groupe, Carlos Ghosn, a d'ores et déjà affirmé que Nissan, société dont Renault détient  44% des actions, allait réfléchir à une réplique. Le groupe japonais possède, de son côté, 15% d'actions chez Renault mais ne peut exercer son vote, selon la loi Française. Il faudrait pour cela que Renault passe sous la barre des 40% d'actions de sa filiale pour que cette dernière puisse voter au conseil d'administration de Renault. Selon Challenges, c'est le scénario possible auquel Renault réfléchit pour empêcher la minorité de blocage de l'Etat. "Le conseil d'administration de Nissan se réunira cette semaine et analysera la situation", a ainsi déclaré Carlos Ghosn à l'AFP ce lundi. Le bras de fer ne fait que commencer. 

Lu sur Challenges

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