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Bolivie : Morales démissionne, le pays plonge dans l'incertitude
©AIZAR RALDES / AFP

Incertitude

Bolivie : Morales démissionne, le pays plonge dans l'incertitude

Le président Bolivien a remis dimanche soir sa démission après plus de deux semaines de manifestations. Le peuple était en effet sorti massivement dans les rues pour protester contre la réélection d'Evo Morales, président du pays depuis 14 ans.

Depuis la réélection d'Evo Morales, le 20 octobre dernier, la Bolivie connaît à son tour -après l'Equateur, le Chili ou encore l'Argentine- un vaste mouvement social. Accusant leur président d'avoir truqué les résultats de l'élection présidentielle, le peuple bolivien est massivement descendu dans les rues du pays. Face à ces protestations pacifiques, le pouvoir en place a répondu par la force. A ce jour on compte quatre morts et 250 blessés.

Evo Morales a démisionné dimanche soir

Mais à présent, le pays plonge dans l'inconnu. Ce dimanche, lâché de toutes parts Evo Morales a fini par remettre sa démission. Une démission qui était probablement l'unique issue pour le Chef d'Etat qui s'était vu remettre, le jour même, un grand nombre de démissions. Incendie qu'il avait tenté d'éteindre en annonçant de nouvelles élections, mais rien n'a suffit. Après les ministres, sénateurs et députés, l'armée qui a refusé d'utiliser la force contre le peuple, a également cessée de soutenir Morales. Il ne lui restait alors pas d'autres alternative que de démisionner à son tour. Le président acculé de toutes parts, a finalement cédé à la demande du peuple, et a abandonné le pouvoir dimanche soir.

Qui pour succéder à Morales ?

Alors que le pouvoir est désormais vacant, le doute demeure : qui pour prendre la place de Morales ? Parti sans garantir la stabilité du pays, c'est donc la Constitution qui primera. Mais là aussi, problème : en cas de démission du président et du vice-président c'est au président du Sénat que revient le pouvoir, or la présidente du Sénat, Adriana Salvaterria a, elle aussi, démisionné. Ne reste plus que la sénatrice d'opposition, Jeanine Anez, deuxième vice-présidente du Sénat. Arguant qu'il s'agit de l'ordre de succession, elle revendique déjà la présidence.

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