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Belarus : journée d'élection présidentielle, sur fonds de fraudes et d'arrestations arbitraires
©Siarhei LESKIEC / AFP

Dernière dictature d'Europe

Belarus : journée d'élection présidentielle, sur fonds de fraudes et d'arrestations arbitraires

Alexandre Loukachenko affronte l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa.

Les électeurs biélorusses sont appelés aux urnes, ce dimanche 9 août, pour une élection présidentielle qui voit s'opposer Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, et l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa, une professeur d'anglais âgée de 37 ans.

Dans ce pays souvent qualifié de "dernière dictature d'Europe", la candidate d'opposition a convié ses soutiens à être vigilants face aux fraudes et à envoyer des photos de leurs bulletins afin d'organiser un comptage des votes indépendant. L'issue du vote ne fait en effet guère de doutes, des "fraudes éhontées" ayant déjà été perpétrées au moment du vote anticipé de mardi à samedi, avec une participation de 41,7 % selon les autorités. Ce dimanche, des vidéos de fraudes apparaissent déjà sur les réseaux sociaux, dont celle très partagée de responsables d'un bureau de vote descendant par une échelle des sacs apparemment remplis de bulletins de vote. Pour cette présidentielle, le Bélarus n'a pas invité d'observateurs de l'OSCE pour la première fois depuis 2001.

Avant même le vote, le pouvoir bélarusse a redoublé d'efforts pour enrayer l'essor de Svetlana Tikhanovskaïa, devenue candidate lorsque son mari a été incarcéré alors qu'il faisait campagne. Deux autres candidats ont été incarcérés au printemps et un troisième s’est exilé. La cheffe de son QG de campagne a été arrêtée samedi et plusieurs manifestants ont été interpellés à Minsk, où la présence policière a été intensifiée.

Face à ces "informations inquiétantes", la France, l'Allemagne et la Pologne ont appelé à un scrutin "libre et équitable".

Les résultats doivent être annoncés dans la nuit ou lundi.

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