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Mario Draghi s’est refusé à préciser le montant qui sera déployé par l’autorité monétaire
Mario Draghi s’est refusé à préciser le montant qui sera déployé par l’autorité monétaire
©Reuters

Marche arrière

BCE : après avoir alimenté les espoirs, Mario Draghi botte en touche

Après la conférence de presse du conseil des gouverneurs de la BCE, les places boursières ont fortement chuté.

Le 4 septembre dernier, Mario Draghi annonçait la mise en place d’un plan d’assouplissement quantitatif européen (QE). Les détails de ce programme devaient être annoncés ce jeudi 2 octobre : la conférence de presse du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne était donc largement attendue, aussi bien par les Etats membres désireux de voir apparaître un important soutien à l’économie européenne que par les marchés.

Mais les attentes ont été déçues, puisque Mario Draghi s’est refusé à préciser le montant qui sera déployé par l’autorité monétaire. Les détails délivrés par le président de la Banque centrale se sont limités à la durée du programme – deux années – et à son cadre technique.

Seule information : le total du marché des actifs susceptibles d’être concernés représente environ 1 000 milliards d’euros. Il s’agit donc d’un pas en arrière de la part de Mario Draghi. Depuis le mois d’août dernier, plusieurs déclarations laissaient présager d'un changement de ton de la part de la BCE, une communication plus claire, des objectifs précis... mais de cela, il n’a pas été question.

La pression politique exercée par l’Allemagne ces derniers jours ne peut être écartée pour expliquer ce recul. Le prochain rendez-vous de Mario Draghi devant la Cour de Justice de l’Union Européenne non plus. En effet, afin de vérifier la validité d’un programme antérieur de la BCE, les OMT, Mario Draghi devra se rendre à Luxembourg afin de soutenir la conformité de son action avec les traités européens. Une conformité qui avait été mise en doute par la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe.

Mario Draghi n’a peut-être pas encore dit son dernier mot, mais cette manche du 2 octobre semble bien avoir été remportée par les positions les plus strictes. En troublant sa communication, la BCE a provoqué la déception et la forte baisse des marchés actions.  -2.81% à Paris. -3.92% à Milan. -3.12% à Madrid. -1.99% à Francfort.

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