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Attentat au Bataclan : un "échec cruel" des services de renseignements
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Rapport

Attentat au Bataclan : un "échec cruel" des services de renseignements

Georges Fenech, président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015, a estimé ce mercredi que l'attentat du 13 novembre au Bataclan aurait pu être évité. Un "échec cruel" du renseignement, selon lui.

"Bien entendu qu'on aurait pu éviter le Bataclan, s'il n'y avait pas eu des failles dans le renseignement", a attaqué Georges Fenech sur les ondes d'RFI le 6 juillet.

Le député Les Républicains, président de la commission d'enquête sur "les moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015", met directement en cause le renseignement français :

"C'est un échec cruel, très lourd de conséquences, de nos services de renseignement", pointe-t-il, et d'expliquer que "les trois assaillants du Bataclan, les deux frères Kouachi, Amédy Coulibaly pour l'Hypercacher, étaient tous connus pour leur radicalisation, fichés, condamnés, sous contrôle judiciaire, faisant l'objet de mandats d'arrêt, et ils ont pu circuler avec une facilité déconcertante, se jouer de toutes les frontières, comme Abdelhamid Abaaoud qui a circulé dans toute l'Europe, et ils sont passés à l'acte".

Dans la gestion de la menace terroriste en France, M. Fenech met également en cause l'organisation des services : "Qui fait quoi aujourd'hui ? Qui est le patron de l'antiterrorisme en France ? Il n'y en a pas", constate-t-il, de même que selon son analyse : "Il y a plusieurs services dont certains dépendent du ministère de l'Intérieur, d'autres dépendent du ministre de la Défense...".

Par conséquent, le député des Républicains préconise la création d'une "agence nationale" du renseignement, "directement rattachée au Président de la République", avec à sa tête un "directeur national du renseignement", dont la mission principale consisterait à constituer une "une base commune, un fichier commun du renseignement qui n'existe pas aujourd'hui".

À l'opposé, le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire, Sébastien Piétrasanta avait lui estimé le 5 juillet que l'attentat terroriste du Bataclan était inévitable :

Selon le maire PS d'Asnières-sur-Seine (92), "Contrecarrer les attaques aurait supposé que les magistrats instructeurs et les agents des services de renseignement aient gardé, personnellement, en mémoire toutes les cibles mentionnées par les terroristes lors de leurs auditions", juge-t-il, faisant allusion aux différentes menaces sécuritaires qui planaient sur la salle de concert parisienne depuis 2009.

Lire aussi : Radiographie des musulmans dans la France de l’après-Charlie et de l’après-Bataclan

Lu sur RTL.be

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