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Attaque du commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris : l'assaillant vivait dans un foyer de réfugiés en Allemagne
©capture d'écran itélé

Parcours débuté en Allemagne

Attaque du commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris : l'assaillant vivait dans un foyer de réfugiés en Allemagne

La police régionale allemande a perquisitionné "un foyer de demandeurs d'asile" à Recklinghausen, où vivait l'homme qui a tenté d'attaquer le commissariat de la Goutte d'Or, et assure n'avoir trouvé "aucun indice de possibles autres attaques".

L'enquête progresse et s'est poursuivi ce samedi outre-Rhin. En effet, la police régionale allemande a perquisitionné "un foyer de demandeurs d'asile" à Recklinghausen, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest du pays), où vivait l'homme qui a tenté d'attaquer le commissariat de la Goutte d'Or jeudi à Paris (XVIIIe). Selon un communiqué, elle assure n'avoir trouvé "aucun indice de possibles autres attaques" lors de cette perquisition. les forces de l'ordre ont précisé avoir procédé à cette perquisition sur information des autorités françaises. La police judiciaire de ce Land assure que "les enquêtes se poursuivent" et que les résultats de la perquisition vont encore être examinés en détail.

Impossible pour l'heure de savoir si cet homme était pour autant enregistré comme demandeur d'asile en Allemagne, même si une source proche du dossier indique que c'était effectivement le cas. Selon des informations publiées dimanche par l'hebdomadaire allemand Welt am Sonntag, l'homme avait peint un symbole de l'Etat islamique (EI) sur un mur de son foyer. Et de préciser qu'il s'était fait enregistrer en Allemagne sous quatre identités différentes et en donnant des nationalités variables, par exemple syrienne, marocaine ou encore géorgienne. Il avait déposé sa demande d'asile sous le nom de Walid Salihi.

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Pour rappel, ce jeudi 7 janvier, soit un an jour pour jour après les attentats contre Charlie Hebdo, l'homme a couru vers les policiers en faction devant le commissariat de la Goutte d'Or, brandissant un hachoir de boucher et muni d'un dispositif explosif factice. Il n'a pas répondu aux sommations des policiers, qui ont tiré en état de légitime défense. Les enquêteurs ont trouvé sur lui une revendication djihadiste incluant une profession de foi en faveur de l'EI, ainsi qu'une puce allemande pour téléphone portable. Alors que son identification est toujours en cours mais il a été reconnu par ses proches comme un Tunisien nommé Tarek Belgacem. 

Ces derniers rejettent pourtant tout lien entre lui et des groupes extrémistes. "Pourquoi ont-ils tué mon fils ? Il est allé (au commissariat) pour son passeport. Mon fils n'a rien (fait), c'est moi qui lui ai dit de rentrer. Je lui ai dit je vais être opérée à la main et je veux te voir", a réagi une femme, présentée comme sa mère, dans une vidéo diffusée par la radio privée Sabra FM. Et d'ajouter : "Il m'a demandé de lui envoyer des extraits de naissance, il était alors en Allemagne". Effondrée, elle accuse : "Ils l'ont suspecté parce qu'il avait un sac banane pour mettre son téléphone ? C'est pour ça qu'ils ont tué mon fils ! La France a tué mon fils, je veux les droits de mon fils et rien d'autre."

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