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Arnaud Montebourg s'est rendu à La Rochelle
Arnaud Montebourg s'est rendu à La Rochelle
©Reuters

Ambition

Arnaud Montebourg : "C'est parfois le destin des hommes d'État de se faire congédier"

L'ancien ministre de l'Economie participait ce samedi à un colloque sur la politique industrielle lors de l'Université d'été du PS.

Depuis une semaine, Arnaud Montebourg est au cœur de l'actualité. L'homme, dont les propos ont provoqué un remaniement ministériel, n'en finit plus de prendre ses distances avec le couple exécutif. Ce samedi, l'ancien ministre de l'Economie était présent à l'Université d'été du PS afin de participer à un colloque intitulé "Que peut le volontarisme politique pour le développement de l'économie et la réindustrialisation ?", aux côtés notamment de Michel Sapin, ministre des Finances. Une véritable tribune face aux militants au cours de laquelle il a notamment estimé, selon Libération,  que "les responsables publics n'ont pas toujours vocation à se taire". Il a ajouté que c'était parfois le "destin" des "hommes d'État" de "se faire congédier" quand "ils ont parfois raison". 

Pendant près de vingt minutes Arnaud  Montebourg a défendu son bilan à Bercy, faisant "l'éloge de l'intervention de l'État dans l'économie", et le "patriotisme économique du quotidien" autrement dit "le made in France", qui selon lui est en train de "gagner la bataille culturelle". Estimant, toujours selon le quotidien national, qu'il n'avait pu "taire" son "intime conviction", le fait que "nous sommes menacés d'entrer dans la mécanique de l'austérité", il a de nouveau plaidé pour davantage de croissance dans la zone euro et expliqué pourquoi cela l'avait "conduit à demander une inflexion de la politique économique" conduite par le gouvernement. "Il faut avoir l’obsession de la croissance. D’abord la croissance, ensuite les déficits. Combattre les déficits conduit à tuer la croissance et faire augmenter les déficits" a-t-il ajouté.

Puis Arnaud Montebourg a assuré : "Nous nous retrouverons l'année prochaine et nous prenons date". Et de conclure son discours par un "Vive le socialisme moderne et de bon sens, vive le redressement productif de l'économie française, vive la République et vive la France !".

A noter que l'ancien ministre de l'Economie est arrivé dès vendredi à La Rochelle. La veille donc il avait certifié que le discours qu'il a tenu dimanche dernier dans son fief de "Frangy n'était pas un accident". Il s’agit au contraire, selon lui, du "début de l'ouverture du débat sur la question de l'austérité en France et en Europe" mais en aucun cas d'"une fronde de sa part". Ça y resemmble pourtant fortement.

lu sur Libération.fr

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