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Manuel Valls devant l'Assemblée ce mardi
Manuel Valls devant l'Assemblée ce mardi
©Reuters

C'est maintenant le changement ?

Après les annonces de son discours de politique générale, Manuel Valls obtient la confiance des députés

Le nouveau Premier ministre a expliqué ce mardi qu'il souhaitait "redonner de la confiance au pays". Il a obtenu 306 voix pour et 239 contre (26 abstentions) lors du vote de confiance ce mardi soir.

  • Manuel Valls s'est exprimé devant les députés ce mardi
  • "Je vous demande le cœur battant de m’accorder votre confiance pour qu’ensemble cette confiance, nous l’accordions aux Français" dit Valls
  • Le Premier ministre a obtenu 306 votes favorables lors du vote de confiance (PS, EELV et MRC), 239 contre (UMP, NI, PG)

>> Retrouvez l'intégralité du discours de Manuel Valls ci-dessous :

18h55 : Sans surprise, la confiance est accordée à Manuel Valls : 306 voix pour, 239 contre, 26 abstentions (571 votants sur 577 députés).

18h30 : Claude Bartolone annonce la levée de la séance

La confiance au gouvernement est soumise au vote des députés, le résultat sera annoncé dans l'hémicycle peu avant 19h.

18h25 : Manuel Valls reprend la parole après les interventions des différents groupes

"Je veux m'appuyer sur cette majorité pour conduire l'action du gouvernement. Vous êtes les représentants des Français" a-t-il rappelé à l'adresse des groupes parlementaires de la majorité. Et rappelé à Christian Jacob, auteur de nombreuses attaques à son encontre au nom de l'UMP : "Ce n'est pas parce que vous avez gagné des villes que vous pouvez nous donner des leçons".

18h15 : Marine Le Pen pense que "le gouvernement envoie la France dans le mur"

S'exprimant en tant que députée non-inscrite, Marine Le Pen n'est pas tendre avec Manuel Valls : "De ce discours sans envergure, il n'y a qu'une seule chose à retenir: le gouvernement socialiste envoie la France dans le mur".

17h45 : Jean-Vincent Placé (EELV) voit "des signaux" dans le discours de Valls

"Un signal quand il demande à l'Europe de retrouver le chemin de la croissance. Un signal quand à la loi sur la transition énergétique. Un signal de revalorisation du rôle des parlementaires. Et un signal très fort sur la décentralisation, et on aurait pu croire qu'il s'agit d'un discours écologiste en faveur de la France des régions et des intercommunalités".

17h25 : Bruno Le Roux confirme le soutien "plein et entier" du groupe PS

"Nous devons accélérer la mise en œuvre des réformes et infléchir les politiques conduites pour qu’elles soient davantage marquées du sceau de la justice sociale" a souligné au perchoir de l'Assemblée le député, parlant au nom de ses camarades. Certains députés de l'aile gauche du parti pourraient toutefois être tentés par l'abstention.

17h15 : Jean-Luc Mélenchon : "Décidément, ils n'ont rien compris !"

Le leader du Front de Gauche a publié un communiqué sans fioritures à l'encontre de François Hollande et Manuel Valls : "ce n'est pas un remaniement, c'est un reniement" commente-t-il, alors qu'André Chassaigne rappelle au micro de l'Assemblée que son groupe parlementaire ne votera pas la confiance au gouvernement.

17h00 : Luc Ferry dénonce les "malades mentaux" qui ont hué Valls

L'ancien ministre n'a pas eu de mots assez durs pour qualifier le comportement d'une partie des députés UMP, qui ont particulièrement hué le discours de politique générale de Manuel Valls : "qu'un premier ministre, de droite ou de gauche, peu importe, ne puisse pas parler devant des adultes, des parlementaires, sans que ces gens vocifèrent comme des malades mentaux, c'est consternant".

Il ajoute, toujours sur Facebook : "Le discours de Valls aurait pu être tenu sans retouche par n'importe quel leader de l'UMP en admettant qu'il soit un peu en forme ! La droite républicaine va avoir sacrément du mal à objecter..."

16h55 : François de Rugy prend la parole pour les écologistes

"Cette majorité nous y sommes. C’est au président qu’il convient de la faire vivre et de l’entretenir" a noté le député EELV François de Rugy, prenant la parole pour le groupe écologiste. "Les municipales ont mis en évidence un électorat de gauche déboussolé et déçu de la politique gouvernementale" a-t-il toutefois tempéré.

16h50 : L'UMP réagit, sans surprise, négativement au discours de Valls

Patrick Devedjian a noté sur Twitter que, "Jusque là, le PS voulait supprimer les départements de la petite couronne ; maintenant c'est tous les départements. Mais dans 7ans !". 

Cette mesure suscite aussi la réaction du député de la Charente-Maritime Dominique Bussereau :

16h45 : Les radicaux de gauche apportent un soutien "réfléchi" à Manuel Valls

Le groupe radical "accorde dans sa quasi totalité sa confiance au gouvernement", note le député Roger-Gérard Schwartzenberg. "Mais il s'agira d'un soutien lucide et réfléchi", nuance-t-il, rejetant tout vote automatique.

16h30 : Votes partagés du côté des écologistes

Le député écologiste Sergio Coronado a fait les comptes : du côté d'EELV, il y aura 9 votes pour la confiance au nouveau Premier ministre Manuel Valls, 7 abstentions (dont lui-même) et 1 vote contre.

16h20 : Place à l'UDI

C'est désormais François Sauvadet qui s'exprime pour le groupe UDI.

16h16 : Christian Jacob conclut son discours

"Depuis que vous êtes arrivé à Matignon, la machine à couacs a démarré de plus belle. Vous n'avez plus la confiance des Français, et encore moins celle de l'UMP" dit Christian Jacob. 

16h12 : Jacob réclame des comptes à François Hollande

"C'est à François Hollande de donner des réponses aux Français. Il a échoué sur le chômage, sur la croissance, sur le pouvoir d'achat, sur tout"

16h05 : Jacob veut une baisse des charges des entreprises

Christian Jacob réclame une véritable baisse des charges des entreprises, plutôt que d'inventer des "usines à gaz" comme le pacte de responsabilité. Il propose à Manuel Valls de rétablir la TVA sociale votée sous Nicolas Sarkozy, et abrogée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

15h55 : Christian Jacob (UMP) fait son discours

"Dimanche 30 mars, les Français vous ont signifié votre inaptitude à diriger la France". 

"Nous vous demandons donc solennellement de passer par pertes et profits cette maudite réforme des rythmes scolaires"

15h50 : fin du discours de Manuel Valls

Après 40 minutes de discours, Manuel Valls est franchement applaudi par la gauche. "La France, c'est un pays qui a toujours vu plus loin que lui. Et moi, je me battrai pour qu'il continue à voir plus grand. Car c'est cela être Français". "Je vous demande le cœur battant de m’accorder votre confiance pour qu’ensemble cette confiance, nous l’accordions aux Français"

15h49 : "Je veux dire aux Français qu'ils doivent se regarder avec lucidité et clarté"

"La réalité, elle atteint le moral des Français. Je veux dire aux Français qu'ils doivent se regarder avec lucidité et clarté. Notre pays a de la grandeur. Ce n'est pas de la nostalgie. La République, c'est la laïcité. La France est belle".

15h46 : Valls détaille les 50 milliards d'euros déconomies

"En 2012, oui, nous avons trouvé une dette qui s’était envolée et un déficit de 5,2% du PIB. Nous l’avons ramené à 4,3% en 2013. Je propose un changement de rythme: 50 milliards d’euros d’économies sur trois ans. De 2015 à 2017, l’effort sera partagé par tous, 19 milliards d’euros pour l’État, 10 milliards pour l’assurance maladie et 10 milliards pour les collectivités locales".


Valls annonce 50 milliards d'économies sur 3 ansby SIPAMEDIA

A LIRE AUSSI - Quels sont les gouvernements qui portent le plus de responsabilités dans le creusement du déficit ? 

15h42 : Valls plaide pour la transition énergétique

"La croissance, c’est aussi l’économie verte. Il faut travailler à la transition énergétique. C'est une formidable opportunité économique qui réduit notre déficit commercial et renforce notre souveraineté. Elle renforce notre pouvoir d’achat et encourage des secteurs porteurs en termes d’emploi"

15h37 : Suppression de moitié des régions

"Notre indépendance financière passe aussi par des réformes de structure, notamment celle de ce qu'on appelle le millefeuille territorial. Je propose de réduire de moitié le nombre de régions. La France est prête à ces réformes, et notamment celle du mille-feuille territorial. (...) En l'absence de fusion volontaire des régions, le gouvernement pourra proposer par la loi une nouvelle carte de régions après les départementales de 2015". 

15h35 : d'autres mesures fiscales

"Nous allons supprimer des petites taxes à faible rendement. L’Etat a pris ses responsabilités, aux employeurs de prendre les leurs". "Dès le 1er janvier 2015, les cotisations seront diminuées sur les salaires les plus bas. La mesure représentera 500 euros supplémentaires pour les ménages concernés. Les mesures destinés aux ménages modestes représenteront cinq milliards d'euros à l’horizon 2017".

15h32 : Valls évoque l'Europe

"Je suis pour le sérieux budgétaires mais pas pour l'austérité. La reprise économique est là mais elle est fragile. Et les efforts que nous faisons ne doivent pas être balayé par la hausse de l'euro. La politique de la BCE doit être discutée. L'UE doit apporter des réponses aux peuples en matière économique. Je ne veux pas que les efforts soient vains. (...) La France ne doit pas se passer de l'Europe mais l'Europe ne peut pas se passer de la voie de la France".

15h31 : Manuel Valls a confirmé devant le Parlement un collectif budgétaire au début de l'été

15h27 : Manuel Valls fait des annonces pour les entreprises

- la suppression des charges pour l'employeur d'un salarié payé au Smic à partir du 1er janvier 2015. "Pour les salaires jusqu'à 3 fois et demi le Smic, c'est-à-dire plus de 90% des salariés, les cotisations famille seront abaissées de 1,8 point au 1er janvier 2016"

- allègement du coût du travail de 30 milliards d'euros d'ici 2016.

15h22 : un mot sur le Rwanda

"Je n'accepte pas les accusations injustes et indignes qui disent que la France a pu être complice d'un génocide au Rwanda alors que la France a toujours cherché à séparer les belligérants."

15h20 : "S'engager pour l'emploi"

"Chacun doit s'engager pour l'emploi. Il faut dépasser ses propres intérêts pour l'intérêt général. C'est là aussi le but du pacte de responsabilité. C'est aussi pour cela que je m'engage devant vous". "Les parlementaires doivent être les acteurs de ce pacte". 

15h18 : "Sans croissance, pas de confiance et sans confiance"

Il faut produire en France, créer en France. C'est le but du pacte de responsabilité. On doit avoir une forte politique de l'emploi. Il faut baisser le chômage des jeunes et des moins jeunes. Sans une croissance plus forte nous ne ferons rien. Sans croissance, pas de confiance et sans confiance, pas de croissance. Nous devons prendre des risques, libérer les énergies. Sortons des caricatures et des postures. Donnons confiance aux entreprises. Soutenir les entreprises, c'est soutenir l'emploi.

15h14 : Valls évoque le thème sécuritaire

"Je pense aux villes moyennes, aux villages. Nos villes moyennes sont gangrenées par les trafic de drogue. L’augmentation des cambriolages est majoritairement reponsable de la hausse du sentiment d’insécurité. Il y a enfin toutes ces incivilités, ces défis, ces bravades, contestant l’autorité"

"Tout cela joue sur le moral de nos concitoyens. Chacun y a sa part de responsabilité. Voilà la vérité; La première chose que je dois aux Français c’est l’efficacité. C’est pour cela que j’ai formé un gouvernement resserré".

15h10 : La droite particulièrement bruyante dans l'Assemblée

De nombreux applaudissements, toutefois, ont retenti de tous les bords lorsque Jean-Louis Borloo a été évoqué, par Claude Bartolone à l'introduction de la séance et par Manuel Valls durant son discours.

15h06 : "Je dirai la vérité aux Français"

15h02 : Valls est chahuté par la droite

"Les Français attendent beaucoup de nous et mon devoir est de leur apporter de l'espoir.

"Les Français ont dit leur colère, leur peur pour l'avenir et puis il y a cette exaspération. (...) J'ai entendu leurs voix et leurs souhaits. Le président a aussi entendu ce message. Je veux ouvrir une nouvelle du quinquennat".

15h00 : Claude Bartolone ouvre la séance

Il appelle le Premier ministre à prononcer son discours et dit un mot amical à l'attention de Jean-Louis Borloo.

14h40 : l'hémicycle se remplit

Les députés de tous bords ont pris place dans l'hémicycle. Le discours de Manuel Valls est très attendu. Certains ministres ont aussi fait leur apparition. La durée du discours devrait être d'une heure.

14h00 : La liste des intervenants par groupe parlementaire est connue

Après le discours de Manuel Valls (45 minutes environ), les différents groupes parlementaires pourront poser des questions : le vote de confiance sera par conséquent connu, normalement, un peu après 19 heures.

13h17 : les Verts se décident à voter la confiance à une "large majorité"

Après quelques hésitations, les Verts se sont réunis et on tranché. François de Rugy a expliqué qu'une "très large majorité de Verts votera la confiance au gouvernement. Les députés écologistes travailleront avec ce gouvernement". Il a ajouté : "nous jugerons l'action du gouvernement projet de loi après projet de loi".

12h50 : un budget rectificatif "avant l'été"

Manuel Valls a annoncé aux députés socialistes qu'il présenterait un budget rectificatif pour 2014 avant l'été, selon plusieurs d'entre eux.

12h30 : le déroulé de l'après-midi

Manuel Valls aura 45 minutes pour effectuer sa déclaration de politique générale. Il sera suivi des questions des députés UMP (55 minutes), de l'UDI (15 min), du groupe Radical Républicain Démocrate et Progressiste (15 min), des écologistes (15 min), de la Gauche Démocrate et Républicaine (15 min), du groupe Socialiste, Républicain et citoyen (35 min). A 19h15, sera dévoilé le résultat du vote de confiance.

12h00 : les Verts dans l'expectative, le Front de gauche votera contre

Les Verts ne savent pas encore s'ils voteront la confiance à Manuel Valls ou pas. Le chef du groupe des Verts au Sénat, Jean-Vincent Placé, qui a rencontré lundi le Premier ministre, a en revanche déclaré sur France 2 qu'il voterait la confiance s'il était député. "C'est très solide, très argumenté, très pro", a-t-il dit.

En revanche, Manuel Valls ne doit rien attendre des 10 députés du groupe Front de gauche. "Nous voterons nettement contre parce que tout ce qui est mou est flou", a déclaré son président, le communiste André Chassaigne.

11h00 : Manuel Valls a vu les chefs de groupes parlementaires

Le Premier ministre s'est entretenu avec les chefs de groupes parlementaires. Il s'est confié aux journalistes à l'issue de cette réunion : "Je suis très respectueux du Parlement . Le vote de confiance d’aujourd’hui porte bien son nom car il faut redonner la confiance au pays, et ce sera le sens de mon intervention. Le gouvernement est déterminé à mettre en oeuvre la feuille de route définie par le président de la République: croissance, emploi, pouvoir d’achat. Il ne faut pas perdre de temps, il faut agir. Chacun doit se mettre à la hauteur de la responsabilité du moment. Nous vivons un moment grave" a expliqué Manuel Valls.

10h00 : la mise en garde de Bruno Le Roux

Bruno Le Roux a expliqué aux députés socialistes que ce serait une " faute politique" s’ils n’accordent pas leur confiance à Manuel Valls. "Je le dis à chacun des députés : ne pas voter la confiance c’est penser qu’il y aurait autre chose de mieux à faire ailleurs. Or l’alternative on la connaît, elle est de l’autre coté de l’hémicycle, elle est dans les 130 milliards d’économies qui sont proposées par l’UMP".

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