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Edwy Plenel a affirmé lundi que la justice avait empêché Mediapart de publier des informations extraites d’un enregistrement audio.
Edwy Plenel a affirmé lundi que la justice avait empêché Mediapart de publier des informations extraites d’un enregistrement audio.
©PHILIPPE LOPEZ / AFP

Chantage à la sextape à Saint-Etienne

Après la censure d’un article de Mediapart, la sénatrice Nathalie Goulet a déposé une proposition de loi pour protéger la presse

Des informations révélées grâce à un enregistrement audio, dans le cadre de l’affaire du chantage à la sextape à la mairie de Saint-Etienne, ont été censurées par la justice. Edwy Plenel a dénoncé lundi une « censure préalable sans précédent ».

Nouveau rebondissement dans l’affaire du chantage à la sextape à Saint-Etienne. Selon des informations du Parisien, la sénatrice centriste Nathalie Goulet a déposé une proposition de loi pour protéger la presse, après les révélations du directeur de la publication de Mediapart, Edwy Plenel. Edwy Plenel a affirmé lundi que la justice avait empêché le site d’investigation de publier des informations extraites d’un enregistrement audio. L’article visé par cette procédure concerne l’affaire de chantage à la sextape, mettant en cause le maire Les Républicains de Saint-Étienne, Gaël Perdriau.

L’article déposé ce mardi vise donc à compléter la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, en précisant qu’« une publication ne peut être interdite qu’en application d’une décision judiciaire rendue contradictoirement ». 

Selon Nathalie Goulet, « c’est l’aspect non contradictoire qui fracasse le droit de la presse (…) ça revient à censurer a priori ». Nathalie Goulet estime que l’ordonnance sur requête est une procédure « classique, urgente », mais utilisée « de façon totalement inédite en matière de presse ».

Le média d’investigation avait dénoncé lundi une « censure préalable sans précédent ». « Mediapart n’était pas informé de cette procédure et l’ordonnance a été prise par une juge sans que notre journal ait pu défendre son travail et ses droits », avait précisé le directeur de la publication Edwy Plenel. 

L’ordonnance fait injonction de ne pas publier « de nouvelles révélations sur les pratiques politiques du maire de Saint-Étienne, appuyées notamment sur les mêmes enregistrements qui nous ont permis de révéler le scandale du chantage à la sextape dont a été victime son premier adjoint centriste Gilles Artigues », a indiqué Edwy Plenel. 

Le Parisien

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