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Anticorruption : "La France est en retard" affirme Michel Sapin
©Reuters

Mise en lumière

Anticorruption : "La France est en retard" affirme Michel Sapin

Le ministre des Finances lance un nouveau projet de loi pour mieux lutter contre la corruption et clarifier le rôle des lobbys.

Michel Sapin peut se targuer d’avoir deux lois à son nom. La loi Sapin I date maintenant de 25 ans et concernait déjà la corruption. Preuve de l’opacité, la loi Sapin II vient renforcer le dispositif. ‘’Aujourd'hui, la France est en retard, par exemple en matière de lutte contre la corruption d'agents publics à l'étranger’’ explique le ministre dans une interview au Parisien. ‘’Lorsqu'un problème de cette nature se pose, au lieu d'être condamnées par des juridictions françaises, nos entreprises sont condamnées par des juridictions américaines. Il y a quelque chose de presque déshonorant.’’

Dans le viseur du ministre, les lobbys, qui devront désormais sortir de l’ombre. ‘’Demain, d'abord, ils devront donc se déclarer. Ensuite, s'engager à respecter un certain nombre de principes’’ poursuit Michel Sapin. ‘’Fini les voyages, les avantages, les petits cadeaux, offerts par les lobbys à tel ou tel responsable public qui n'était pas concerné par les registres existants pour les élus. Idem pour un bon déjeuner payé dans un grand restaurant. Enfin, il leur sera interdit d'utiliser sciemment des chiffres erronés. Sous peine d'amendes.’’ Et c’est la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique qui aura la lourde tâche de gérer ces listes, malgré les réticences. ‘’S'il n'y avait pas de réticences, ce registre existerait depuis longtemps...’’ rappelle le ministre.

Ce dernier veut aussi en profiter pour protéger les lanceurs d’alerte qui dénoncent les affaires de corruption. ‘’L'objectif est de leur offrir une protection juridique, y compris la prise en charge de leurs frais d'avocats, par exemple, parfois colossaux’’ explique Michel Sapin. ‘’C'est la moindre des choses que les institutions protègent ceux qui ont le courage d'agir.’’

Lu sur le Parisien

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