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"L'allégeance aux armes"
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Patriotisme

"L'allégeance aux armes" fait débat

La proposition de l'UMP ne convainc ni à gauche ni à droite.

L'UMP a profité d'une convention sur la défense mardi pour annoncer une trentaine de propositions pour la présidentielle de 2012, dont une fait particulièrement débat : "l'allégeance aux armes". "On demande à chaque jeune Français, au moment de la journée de citoyenneté, ou au moment où il devient français par naturalisation de dire, si d'aventure les circonstances le commandent, je suis prêt à servir mon pays", a expliqué Hervé Mariton, conseiller politique de l'UMP chargé des questions de défense, à Europe 1.

Au sein de la majorité présidentielle, le ministre de la Défense Gérard Longuet, "un petit peu" gêné, s'est inquiété de la "sémantique". Jean-François Copé était lui beaucoup plus positif : "Ce serait une bonne chose que ce moment solennel soit obligatoire (...) Nous faisons nôtre cette célèbre formule de John Kennedy, qui invitait à nous demander ce que nous pouvions faire pour le pays. Cela s'inscrit dans les droits et devoirs de chacun".

"C'est un réflexe de peur que de vouloir toujours en rajouter", a réagi Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale. "Au patriotisme de la peur, nous préférons le patriotisme du cœur."  Le député socialiste Bernard Cazeneuve a dénoncé une proposition "exclusivement électoraliste (...) en forme de clin d'œil au Front national".

Même réaction du côté du NPA, pour qui la campagne présidentielle de l'UMP "'s'apparente désormais à une gigantesque chasse à l'électeur FN".

Marine Le Pen, enfin, a ironisé : "Encore un serment ! L'américanisation, qu'est-ce que l'on aime ça chez Sarkozy! Ils vont bientôt nous sortir la Bible pour que l'on fasse le serment dessus". Elle plaide pour "un service national restreint de deux ou trois mois".


Lu sur Le Monde.fr

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