Alexeï Navalny affirme avoir piégé un agent du FSB ayant participé à son empoisonnement | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Alexeï Navalny Vladimir Poutine
Alexeï Navalny Vladimir Poutine
©Tiziana FABI

Novitchok

Alexeï Navalny affirme avoir piégé un agent du FSB ayant participé à son empoisonnement

Sur son blog, Alexeï Navalny a publié l’enregistrement d’une conversation avec un homme qui, selon l'opposant à Vladimir Poutine, serait un agent des services de sécurité russes.

Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’empoisonnement présumé de l’opposant russe Alexeï Navalny. Selon des informations de Sud-Ouest, Alexeï Navalny affirme avoir piégé un agent du FSB pour lui faire admettre qu’il avait bien été la victime d’un empoisonnement cet été en Sibérie. Sur son blog, Navalny a publié l’enregistrement d’une conversation avec un individu et affirme donc qu’il s’agit d’un agent des services de sécurité russes, le FSB.  

Alexeï Navalny explique avoir déguisé son numéro de téléphone et s’être présenté comme un assistant du Secrétaire du Conseil de sécurité russe et proche de Vladimir Poutine, Nikolaï Patrouchev. Il aurait ainsi fait croire à Konstantin K., présenté comme un expert des armes chimiques travaillant pour le FSB, avoir besoin de son témoignage pour rédiger un rapport sur la tentative d’assassinat de l’opposant.

Navalny n’apporte pas de preuve formelle sur l’identité de son interlocuteur, indiquant dans son blog que "toute expertise vocale démontrera qu’il s’agit bien" de Konstantin K.

L’intéressé finit par discuter pendant plus de 45 minutes au téléphone. Il estime que l’opposant a survécu grâce au pilote de l’avion à bord duquel il était lorsqu’il a fait son malaise et à des urgentistes qui l’ont pris en charge.

Alexeï Navalny s’est senti mal à bord d’un vol le ramenant de Tomsk, en Sibérie, à Moscou. Mais le commandant de bord a décidé d’atterrir en urgence à Omsk pour permettre sa prise en charge, le 20 août.

A plusieurs reprises, l’homme indique ne pas pouvoir s’exprimer « au téléphone », avant de finalement donner des détails. L’interlocuteur indiquerait dans cet enregistrement dévoilé par Navalny que le poison avait été mis sur le sous-vêtement de Navalny.

Alexeï Navalny indique avoir obtenu le numéro de téléphone de l’agent via le site d’investigation anglais Bellingcat, qui a publié la semaine dernière, avec plusieurs médias, une enquête disant identifier huit agents du FSB, dont Konstantin K., impliqués dans une filature de l’opposant depuis des années.

Interrogé à ce sujet, le président Vladimir Poutine avait laissé entendre qu’Alexeï Navalny était surveillé mais a formellement démenti tout empoisonnement.

Selon des informations du Point, les services de sécurité russes ont dénoncé comme une « falsification » le piège téléphonique qu'Alexeï Navalny affirme avoir tendu à un agent russe pour lui faire admettre qu'il avait participé à son empoisonnement cet été en Sibérie.

« La vidéo avec (cette) conversation téléphonique est une falsification », selon un communiqué du FSB, cité par les agences de presse russes, ajoutant que cette « prétendue enquête » constituait « une provocation planifiée » qui n'aurait pas été possible « sans le soutien technique et organisationnel de services spéciaux étrangers ».

La Russie affirme que la substance toxique de type Novitchok détectée par des laboratoires occidentaux après son hospitalisation en Allemagne n’était pas présente dans son organisme lorsqu’il était traité en Russie.

A lire aussi : Selon Vladimir Poutine, si la Russie avait voulu empoisonner Alexeï Navalny, il serait mort

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !