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Pour Alain Juppé, la situation à l'UMP reste grave
Pour Alain Juppé, la situation à l'UMP reste grave
©Reuters

Droit au but

Alain Juppé "n'exclut pas d'être candidat aux primaires mais pas à la présidence de l'UMP"

Le maire de Bordeaux, membre du triumvirat du parti a fait un point sur la situation à l'UMP ce mercredi matin sur Europe 1.

Alain Juppé sort progressivement du bois. Toujours très prudent sur son avenir, le maire de Bordeaux a pourtant semé quelques petits cailloux ce mercredi sur Europe 1. L'ancien Premier ministre sait où il veut aller. Et à la question de savoir s'il serait candidat ou non à la présidence de l'UMP lors du congrès, il répond de manière tranchée : "Je n'ai pas exclu d'être candidat aux primaires mais pas à la présidence de l'UMP". Les choses sont claires. Juppé se positionne pour 2017.

"Pour 2017, ma décision dépendra de l'organisation de primaires. Si les règles d'organisation sont claires alors je serai candidat" avance-t-il. Une décision nette qui semble irrévocable même si Nicolas Sarkozy se présente face à lui. Aujourd'hui, Alain Juppé trace son chemin et sa route passe par le rassemblement. "Il faut que le congrès s'exprime, que les militants prennent la parole et choisissent ce qu'ils veulent comme chef et comme programme. Moi, je l'ai toujours dit et je reste là dessus, il faut rassembler les forces de droite et du centre" dit-il.

Membre du triumvirat ou du collège comme il aime à le dire, son objectif est simple : "remettre l'UMP sur les railles". Economiquement aussi. "L'UMP a fait un audit qui fait ressortir que nous sommes endetté à hauteur de 74 millions mais en face on a un actif avec notre siège. On a dépensé beaucoup d'argent durant la campagne de 2012. Nous avons engagé un plan d'économie car l'UMP. Quant au reste, je ne suis pas un justicier. La justice fera son travail sur les affaire en cours" assène-t-il.

Alain Juppé a aussi critiqué au passage la politique de François Hollande. Concernant l'idée de mettre en place le droit de vote des étrangers, le maire de Bordeaux juge que "ce n'est pas le moment, la France n'a pas besoin de clivage". Quant au reste, "le président a de temps en temps de bonnes idées mais ce n'est pas suivi d'effets. Le pacte de responsabilité, c'était bien mais derrière rien. Pareil pour la réforme territoriale c'est une bonne idée mais c'est fait sur un coin de table. Une sorte de bidouillage. Il faut voir le contenu mais pour le moment c'est un flou artistique", explique-t-il. Juppé a repris les armes et semble prêt à de nouveaux combats politiques. 

Lu sur europe1.fr

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