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Alain Juppé estime que l'Europe "ne fait plus rêver" et plaide pour "un nouveau départ"
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Tribune

Alain Juppé estime que l'Europe "ne fait plus rêver" et plaide pour "un nouveau départ"

Dans une tribune publiée sur le site du Monde, le maire de Bordeaux indique que "l'Europe a besoin d'une France qui n'attriste plus par ses échecs, mais qui inspire par ses succès".

"L'Europe ne fait plus rêver". Tel est le constat sans appel effectué par Alain Juppé dans une tribune publiée ce dimanche sur le site Internet du journal Le Monde. Le candidat à la primaire de la droite, appelle donc l'Europe au sursaut face aux défis de l'immigration, de la mondialisation ou de l'économie.

"En cet anniversaire du discours fondateur de Robert Schuman (le 9 mai 1950, ndlr), constatons-le : l'Europe ne fait plus rêver", regrette le maire de Bordeaux, qui identifie "trois crises qui frappent simultanément son économie, ses institutions et ses nations". L'ancien Premier ministre fustige le manque de "réponses efficaces" face aux problèmes. "L'enseignement commun à la série de tempêtes qui se sont succédé depuis dix ans est qu'il n'est pas de réponse efficace en dehors du cadre commun européen".

Sur le plan économique, Alain Juppé souhaite s'appuyer sur le "noyau dur de l'euro" et le couple franco-allemand. "Ce nouveau départ n'est possible qu'à partir d'un élan commun de la France et de l'Allemagne", souligne-t-il. "Hélas, aujourd'hui, la France manque à son rôle européen historique. Elle commente, elle critique et, finalement, elle suit et elle subit".

Sur le plan diplomatique, il estime que "l’Europe doit passer de la diplomatie du chèque et des bons sentiments à une stratégie mondiale". Il renchérit : "L'Europe a besoin d'une France qui n'attriste plus par ses échecs, mais qui inspire par ses succès. Une France qui retrouve sa relation privilégiée avec l'Allemagne, et sa capacité de convaincre et d'entraîner. Et, quand il le faut, une France qui sache dire "non" à "Washington, Pékin, Ankara ou Moscou".

Lu sur Le Monde

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