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Affaire Thierry Solère : Claude Guéant se défend, le parquet ouvre une enquête
©Reuters

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Affaire Thierry Solère : Claude Guéant se défend, le parquet ouvre une enquête

Les anciens ministres Claude Guéant et Gérard Longuet, mais aussi l'ex-président Nicolas Sarkozy se sont exprimés sur ces révélations.

Branle-bas de combat en Sarkozie, après les nouvelles informations du Monde. Selon le quotidien, Thierry Solère, le candidat Républicain aux législatives de 2012, et rival de Claude Guéant, aurait été surveillé par la DGSE. Des accusations balayées d’une main par les principaux intéressés. En voyage en Inde, Nicolas Sarkozy s’est défendu : ‘’vous imaginez le ministre de l'Intérieur faire appel à la DGSE alors qu'elle dépend du ministère de la Défense ?"  lance-t-il au journalistes avant d’ironiser. ‘’Et puis Thierry Solère s'exprime six fois par jour à la télé, si on avait voulu le tracer, ça aurait été simple."

De son côté, Gérard Longuet, ministre de la Défense  (dont dépend la DGSE) de l’époque, a réfuté tout ordre de ce type. ‘’Il peut arriver que des personnalités politiques soient l'objet d'une attention particulière pour des raisons liées à leurs relations extérieures’’ explique-t-il au Point. ‘’Mais, pour ma part, pendant tout mon mandat, je n'ai jamais commandé la mise sous surveillance d'une personnalité politique.’’

Invité sur Europe 1, Claude Guéant s'est lui aussi défendu :"S'il y a eu des écoutes, c'est grave, il faut identifier les responsables, les sanctionner. Pour ma modeste personne, c'est grave aussi, parce qu'une fois de plus je suis mis en cause de façon totalement injuste, sans aucun fondement." Selon lui, ces révélations servent avant tout à "atteindre Nicolas Sarkozy." 

Thierry Solère envisage de porter plainte contre X dans cette affaire. "C'est à la justice de dire s'il y a culpabilité, il ne faut pas faire de justice politique" affirme le député, d'autant plus que le début des écoutes, le 20 mars 2012, coincide avec un attentat en France. "Je me rappelle que le 19 mars, c'était l'attentat de Mohammed Merah à l'école Ozar Hatorah de Toulouse, et que c'était la première fois que la France était frappée par l'islamisme radical et par le terrorisme". "Donc je ne peux pas imaginer que nos services, pour lesquels j'ai un profond respect [...] aient pu être utilisés d'une telle manière".

Ce mercredi matin, le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire. "L’enquête est confiée à la section de recherches de Paris de la gendarmerie nationale" affirme un communiqué.

Lu sur France Info

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