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Affaire Merah : le frère du tueur dénonce "la haine salafiste" de sa famille dans un livre
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Révélations

Affaire Merah : le frère du tueur dénonce "la haine salafiste" de sa famille dans un livre

Abdelghani Merah, frère ainé de Mohamed, revient sur l'endoctrinement du tueur dans un livre publié le 14 novembre.

L'affaire Merah est loin d'être terminée. Le frère ainé du tueur au scooter, Abdelghani Merah, publie en effet un livre le 14 novembre mais revient également dans une interview donnée au quotidien Libération sur le processus d'embrigadement de son frère avec pour objectif de "rompre avec cette connivence malsaine qui pousse, y compris des membres de ma propre famille à se sentir beaucoup plus proches d'un criminel que de ses victimes". Il déclare ainsi être "le frère du tueur, mais [se sentir] solidaire de ses victimes".

Abdelghani revient sur la dérive sanglante de Mohamed Merah qu'il impute notamment en partie à sa famille. Il met ainsi en cause les parents, dont le père qui battait ses enfants, mais aussi leur frère Abdelkader, leur sœur Souad ou encore son "idéologue" Olivier Corel, un Franco-Syrien qui réside en Ariège. Il explique ainsi enrager "contre mes parents qui l'ont élevé dans la violence et l'intolérance, contre ma soeur Souad qui applaudissait à ses délires intégristes, contre mon frère Kader qui le confortait dans son délire sans jamais lui dire qu'il faisait fausse route", ajoutant qu'"au des années, mon frère Kader et ma sœur Souad allaient devenir des figures centrales du salafisme toulousain".

Si certains, comme Albert Chennouf, le père d'une victime du tueur au scooter, ont dit que Mohamed Merah était un agent de la DCRI, son frère ainé ne le croît pas une seule seconde. "Mohamed, je le précise, tous ceux qui l'ont côtoyé le savent, portait en lui une profonde détestation de la police et aimait montrer une défiance à l'égard de l'autorité. Mon frère, et je mets au défi tous ceux qui peuvent prouver le contraire, ne pouvait pas être au service d'une quelconque institution. Il haïssait le système dans son ensemble et il a toujours défié l'ordre ", explique-t-il pour démentir la thèse de l'indic, ajoutant que "Mohamed Merah était tout simplement devenu, après plusieurs années de délinquance, un islamiste fanatisé qui voulait lancer sa 'guerre' contre l'Etat et contre ceux qu'il appelait les 'mécréants'".

Lu sur le Nouvel Observateur

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