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Affaire Karachi : les juges veulent entendre Sarkozy en qualité de témoin assisté
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Nouveau rebondissement

Affaire Karachi : les juges veulent entendre Sarkozy en qualité de témoin assisté

Les magistrats ont aussi demandé la saisine de la Cour de Justice de la République afin d'enquêter sur Edouard Balladur et François Léotard.

L'étau se resserre autour de Nicolas Sarkozy. Ainsi fin octobre, les juges en charge de cette affaire ont été autorisés par la cour d'appel de Paris à enquêter sur l'ancien président de la République concernant une éventuelle violation du secret de l'instruction. Ce vendredi, selon Me Olivier Morice, les juges chargés du volet financier de cette affaire ont estimé que les éléments recueillis par l'enquête rendaient nécessaire une audition comme témoin assisté par la Cour de Justice de la République (CJR) de Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre du Budget dans le gouvernement Balladur.

Concrètement cela veut dire que Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire refusent d'entendre eux-mêmes Nicolas Sarkozy, ce qui pour Me Morice est "une grande satisfaction". "En refusant notre demande d'audition de Nicolas Sarkozy, les juges soulignent que des témoignages et des éléments recueillis dans l'information judiciaire nécessitent que la CJR puisse l'entendre comme témoin assisté", a déclaré l'avocat. Et de poursuivre : "Cela démontre à l'évidence que Nicolas Sarkozy n'est nullement mis hors de cause dans le volet financier de l'attentat de Karachi".

Ces mêmes magistrats ont également demandé la saisine la CJR afin d'enquêter sur l'ex-Premier ministre Edouard Balladur et son ministre de la Défense François Léotard. En clair, les magistrats se dessaisissent au profit de la CJR, seule compétente pour enquêter et juger les délits ou crimes commis par des membres de gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions. Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir, entre 1993 et 1995, aidé des hommes d'affaires à obtenir plusieurs contrats d'armement passés par la France avec le Pakistan et l'Arabie saoudite. Avec en toile de fond un scandale politique de grande ampleur puisqu'une partie des commissions perçues est supposée avoir financé de manière illicite la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 et le Parti républicain de François Léotard.

Lu sur Le Monde

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