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Des profils ADN ont été retrouvés sur les vêtements de l’enfant découvert mort, pieds et mains liés, dans la Vologne (Vosges), en 1984. Aucun d’eux n’a pu être identifié.
Des profils ADN ont été retrouvés sur les vêtements de l’enfant découvert mort, pieds et mains liés, dans la Vologne (Vosges), en 1984. Aucun d’eux n’a pu être identifié.
©D.R.

Déception

Affaire Grégory : l'ADN n'a pas parlé, 30 ans d'énigmes non résolues

La justice a annoncé mercredi que les nouvelles analyses effectuées sur les vêtements du petit Grégory ne permettent pas de mettre un nom sur les profils ADN relevés.

Pour les parents de Grégory, c'est une "immense déception". Le dossier n'est pas clos, mais l'espoir d'identifier le ou les meurtriers de l'enfant s'amenuise. Mercredi, la justice a annoncé que les nouvelles analyses effectuées sur les vêtements de Grégory, tué en 1984, ne permettent pas de mettre un nom sur les profils ADN relevés. "Il n'y a pas d'identification possible" par rapport aux 280 personnes figurant dans la base de données versée au dossier, a précisé le procureur général de Dijon, Jean-Marie Beney, lors d'une conférence de presse.

Concernant les cordelettes, Jean-Marie Beney a indiqué que les résultats des analyses étaient "très, très difficilement exploitables" et "malheureusement extrêmement minces". Concernant les investigations menées sur les enregistrements de la voix du "corbeau", le procureur général a annoncé qu'elles permettaient d'entendre "un locuteur masculin et un locuteur féminin". "Mais il ne sera pas possible dans ces expertises de voix de mettre des noms" sur ces deux locuteurs, a-t-il ajouté.

Ces analyses ADN avaient été autorisées en septembre 2012 par la cour d'appel de Dijon, à la demande des parents, sur les vêtements et les chaussures de l'enfant. Ces recherches utilisaient une nouvelle méthode qui permet de déceler le profil ADN d'une personne à partir de scellés comportant peu de cellules, comme des liens ou des munitions.

Mi-avril, Le Parisien/Aujourd'hui en France avait affirmé qu'une dizaine de traces ADN avaient été isolées sur les cordelettes qui ont permis aux coupables d'entraver le petit garçon alors âgé de 4 ans et retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne le 16 octobre 1984. Son oncle avait reçu quelques heures plus tôt l’appel téléphonique d’un "corbeau" revendiquant l’assassinat. Soupçonné un temps d’être l’auteur du crime, Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, a été tué en 1985 par ce dernier d’un coup de fusil. 

Dans cette affaire, plusieurs autres expertises ADN ordonnées en 2010 s’étaient révélées infructueuses, notamment sur un timbre d’une lettre du "corbeau".

Lu sur Le Nouvel Observateur

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