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Des collègues et des proches de Delphine Jublar, disparue en décembre 2020, participent à un rassemblement à Albi, le 12 juin 2021.
Des collègues et des proches de Delphine Jublar, disparue en décembre 2020, participent à un rassemblement à Albi, le 12 juin 2021.
©Fred SCHEIBER / AFP

"Présomption de crime"

Affaire Delphine Jubillar : Cédric Jubillar a été mis en examen pour « homicide volontaire par conjoint » et « placé sous mandat de dépôt », selon le procureur de la République de Toulouse

Cédric Jubillar, a été mis en examen et placé sous mandat de dépôt. Dominique Alzeari, procureur de la République de Toulouse, s’est exprimé lors d’une conférence de presse ce vendredi sur les derniers éléments liés à la disparition de Delphine Jubillar. Cédric Jubillar nie toujours les faits.

Selon des informations de BFMTV, à l'issue de 48 heures de garde à vue, Cédric Jubillar a été mis en examen ce vendredi pour « meurtre aggravé ». Une qualification retenue en raison de sa qualité de conjoint. Dominique Alzeari, procureur de la République de Toulouse, s’est exprimé lors d’une conférence de presse ce vendredi sur les derniers éléments liés à la disparition de Delphine Jubillar en décembre dernier. Il a précisé que Cédric Jubillar a été mis en examen pour « homicide volontaire par conjoint » et « placé sous mandat de dépôt »

Cédric Jubillar avait été placé en garde à vue mercredi ainsi que sa mère et son beau-père. Ces derniers ont toutefois été relâchés selon le procureur.

Le mari de Delphine Jubillar n'avait jusque-là jamais été formellement mis en cause, bien qu'il soit la dernière personne à l'avoir vu vivante.

Cédric Jubillar avait signalé la disparition de son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre dernier du domicile familial de Cagnac-les-Mines, près d'Albi.

Après une première procédure pour « disparition inquiétante », une information judiciaire avait été ouverte à Toulouse pour « enlèvement, détention ou séquestration ».

Le procureur confirme que Cédric Jubillar « conteste son implication ».

Selon le procureur, « Monsieur Jubillar a fourni des explications évolutives pour ne pas dire contradictoires. (…) L'ensemble des éléments réunis ont permis d'établir que ses déclarations étaient totalement mensongères ».

Delphine Jubillar était en instance de séparation et avait l’intention de refaire sa vie, selon les précisions du procureur de Toulouse :

« Elle avait pour projet, dans les semaines qui suivaient, de quitter le domicile et de s'installer avec un autre homme rencontré l'été précédent. (… ) La notion de suicide ou de départ volontaire est en contradiction totale avec tous les éléments du dossier. Delphine Jubillar était une mère de famille, une infirmière qui adorait son métier. Elle avait des amis et des enfants. Elle n'avait strictement aucune raison de disparaître ».

D’après les précisions de Dominique Alzeari, procureur de la République de Toulouse, en conférence de presse, « Cédric Jubillar avait une très grande difficulté à accepter cette séparation. Il pouvait se montrer brutal, grossier. Il avait organisé une véritable surveillance de son épouse, essayant même de la géolocaliser. Il était très, très intrusif. (…) Contrairement à ce qui a été dit, le contexte de séparation du couple était très conflictuel. (…) On se trouve sur une présomption d'homicide, de crime ».

L’instruction va se poursuivre. Des voisins auraient entendu des cris de détresse le soir de la disparition de Delphine. De nombreuses questions restent sans réponse. 

Cédric Jubillar nie toujours toute implication.

BFMTV

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