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Affaire Copé, suite : Bygmalion devrait plus d'un million à l'Education nationale, selon Le Point
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Et c'est reparti !

Affaire Copé, suite : Bygmalion devrait plus d'un million à l'Education nationale, selon Le Point

Selon l'hebdomadaire, Vincent Peillon a porté plainte le 2 mars 2014 pour récupérer un impayé d’Idéepole, une filiale de Bygmalion.

Le Point a lâché une nouvelle bombe sur Bygmalion ce mercredi. Après avoir accusé la société d’avoir été favorisée par Jean-François Copé dans le cadre de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, l’hebdomadaire soutient cette fois que Bygmalion doit plus d’un million d’euros à l’Education nationale. Selon Le Point, le ministère a porté plainte la semaine dernière pour récupérer l’impayé d’Idéepole, une filiale de Bygmalion. De 2009 à 2012, Idéepole a été liée par un contrat de régie publicitaire avec l’Onisep, l’office national qui assure l’information sur la formation. Cet établissement est sous tutelle de l’Education nationale et ses publications sont financées par la publicité. Idéepole était donc chargée de collecter de la publicité auprès des annonceurs et, après avoir touché sa commission, de reverser les revenus à l’Onisep. Mais petit à petit, les paiements se sont faits de moins en moins réguliers sur des sommes de plus en plus faibles. Au 9 octobre 2013, Idéepole devait encore 1,23 millions d’euros à l’Onisep ; à échéance, le 2 mars dernier, le montant réclamé n'était toujours pas acquitté. 

"Nous nous sommes assurés que les annonceurs avaient bel et bien payé Idéepole", a expliqué le ministère de l'Éducation nationale. Les nombreuses relances de l'Onisep n'ont pas abouti. Si bien que, dans un courrier daté du 2 décembre 2013, l'Onisep a mis en demeure la régie Idéepole de procéder au paiement dans les trois mois sous peine d'envisager des poursuites judiciaires. Le retard de paiement était de plus d'un an, et l'enjeu important : le chiffre d'affaires publicitaire des publications de l'Onisep varie autour de trois millions d'euros par an. C'est donc un tiers des recettes publicitaires annuelles qui manquait dans les caisses...

Selon Le Point, dans la foulée de ces révélations, Guy Alvès, le patron de Bygmalion, a pris contact avec les dirigeants de l'Onisep pour rassurer son ancien client et se mettre d'accord sur un échéancier. "Il n'y a pas de litige avec l'Onisep, aurait-il déclaré à l’hebdomadaire. Nous sommes tout à fait disposés à régler les sommes dues selon l'échéancier qui conviendra à l'Onisep. Les sommes ont d'ailleurs été placées sur un compte sous séquestre." Guy Alvès se serait également dit victime des fautes des dirigeants de sa filiale, Idéepole. A suivre...

Lu sur Le Point

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