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Les débats à l'Assemblée devraient être animés
Les débats à l'Assemblée devraient être animés
©Reuters

Parole à la défense

Affaire Cahuzac à l'Assemblée nationale : Ayrault s'est expliqué devant les députés

Jean-Marc Ayrault, qui s'est déjà exprimé mardi soir sur l'affaire Cahuzac, a répondu aux questions de l'opposition.

  • François Hollande a annoncé mercredi plusieurs mesures pour assurer une "exemplarité totale" des responsables publics
  • Pour "renforcer l'indépendance de la Justice", la réforme du Conseil supérieur de la magistrature "sera votée cet été", a indiqué le chef de l'Etat.
  • Jean-François Copé a jugé mercredi que dans l'affaire Cahuzac, François Hollande avait soit fait preuve de "candeur", soit "menti", ajoutant que la "rupture" entre le chef de l'Etat et les Français était "consommée".
  • Marine Le Pen a demandé la démission du gouvernement et la dissolution de l'Assemblée nationale

16h00 : Fin des débats

15h51 : Moscovici termine

"Dès que les accusations sont parues sur Mediapart,nous avons établi une muraille de Chine" autour de Jérôme Cahuzac, a assuré Pierre Moscovoci. "Si vous voulez à tout prix chercher une mise en cause, vous frappez à la mauvaise porte", a poursuivi le ministres des Finances.

15h40 : Taubira, elle aussi monte au créneau
"Ces actes sont l'oeuvre et la responsabilité individuelle d'un ministre", explique Christiane Taubira.

15h30 : Moscovici monte au front

Jean-Cristophe Largarde, député UDI, demande de rendre publics les documents demandés à la Suisse par la France. "Que savait le gouvernement ?", interroge le proche de Jean-Louis Borloo qui a demandé une "enquête parlementaire" sur les actions du gouvernement. "Les documents sont à la disposition des autorités compétentes à les demander et d'ores et déjà entre les mains de la justice", a répondu Pierre Moscovici.

15h20 : Ayrault insiste

"La République exemplaire, c'est un projet de loi pour la prévention et la répression des conflits d'intérêts" dit le Premier ministre. "Toute personne qui sera condamnée pour corruption ne pourra plus exercer de mandat public" affirme-t-il.

15h14 :  Bruno Le Roux (PS) pose une nouvelle question à Jean-Marc Ayrault 
"La faute d'un homme n'est pas la faute de tous" dit Le Roux. "Le combat pour une République exemplaire ne fait que commencer" explique Jean-Marc Ayrault.

15h07 : Ayrault indigné
"Comme vous aujourd'hui, je suis indigné. Croyez-vous que si nous aurions eu le moindre soupçon, nous aurions proposé le poste de ministre du Budget à Jérôme Cahuzac" interroge le Premier ministre à la tribune. "Nous avons cru à la parole de cet homme qu'il n'a pas respectée" dit-il.

15h05 : c'est parti !

Les débats devraient être animés ce mercredi après-midi. Claude Bartolone ouvre la séance des questions. Il y a beaucoup de places vides. Les visages sont tendus chez les socialistes. Les ministres ont le masque.

15h00 : début des débats à l'Assemblée nationale

Les députés devraient principalement interroger Jean-Marc Ayrault sur l'affaire Cahuzac et les remous provoqués. 

Les faits à retenir

 Jérôme Cahuzac, inculpé pour blanchiment de fraude fiscale, a reconnu mardi avoir menti aux plus hautes autorités de l'Etat, éclaboussant le gouvernement de François Hollande et déclenchant une tempête politique. Jérôme Cahuzac, accusé par des informations de presse de détenir un compte à l'étranger non déclaré, avait toujours affirmé jusque-là être innocent. Il avait démissionné de son poste le 19 mars, après que le parquet eut annoncé l'ouverture d'une information judiciaire sur son affaire.

Le 12 mars le ministère public genevois a été saisi d'une demande d'entraide pénale internationale par le parquet de Paris. Une perquisition a été menée à une date non précisée par le quotidien auprès de la banque UBS et de la petite banque privée Reyl et Cie, connue sur la place genevoise pour sa clientèle non résidente en Suisse. "Nous avons trouvé ce que nous cherchions", a déclaré au Temps le procureur Jean-Bernard Schmid. "Les banques ont coopéré, elles ne sont pas incriminées, puisqu'elles n'ont finalement rien fait de pénalement répréhensible. Elles ont simplement répondu à nos demandes et nous avons trouvé ce que nous cherchions", a-t-il dit.

Le procureur a refusé d'entrer dans les détails, renvoyant aux informations des médias français. Selon Le Canard enchaîné l'ex-ministre avait ouvert ce compte auprès de l'UBS à Genève au début des années 90. Il aurait été fermé à la fin de l'année 2000 et l'argent transféré auprès de Reyl et Cie, toujours à Genève. En 2010 il aurait été fermé et déplacé vers la succursale de cet établissement à Singapour.


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