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Jérôme Lavrilleux a accordé une interview au Parisien
Jérôme Lavrilleux a accordé une interview au Parisien
©Reuters

Mise en garde

Affaire Bygmalion : "si on m’exclut, je parlerai" menace Lavrilleux

L’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé a accordé une interview au Parisien et publiée ce vendredi.

"Je ne serai pas le type qui paiera pour tous. Je suis un des rares à avoir eu le courage d'assumer certaines choses mais je ne serai pas le gentil mouton que l'on peut amener à l'abattoir sans rien dire." Dans un entretien accordé au Monde au mois de juin, Jérôme Lavrilleux avait déjà fait part de ses intentions. Il les a réitérées ce vendredi. Dans une interview au Parisien, l’ancien secrétaire de cabinet de Jean-François Copé, menacé d'être exclu de l'UMP en raison de son implication dans l'affaire Bygmalion, a averti que si c’était le cas  il "parlerait".

"Pour le moment, je me tais. Mais si on m'exclut de ce parti auquel j'appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai", avertit Jérôme Lavrilleux. Et de poursuivre sur le même ton : "Si on m'exclut de l'UMP, ça se réglera devant les tribunaux. J'ai déjà pris plusieurs avocats." Et il se dit "déterminé à aller jusqu'au bout".

A l'heure actuelle, toujours selon le quotidien, Jérôme Lavrilleux a déjà réussi à obtenir le report de la commission des recours qui aurait dû statuer sur son sort ce vendredi (commission qu'il avait lui même saisie pour contester la légalité de la procédure d'exclusion, ndr). "Je suis en vacances. Je ne vois pas pourquoi je les annulerais pour répondre à une convocation qui m'a été envoyée au tout dernier moment. Et puis avant d'être entendu, j'aimerais bien qu'on me fasse parvenir le dossier fondant les motifs de mon exclusion. Curieusement, on ne me l'envoie pas. Tout simplement parce qu'il n'existe pas", explique-t-il au Parisien.

Jérôme Lavrilleux rappelle qu'à ce jour, il "n'a pas été poursuivi par la justice, n'a pas été mis en examen et encore moins été condamné... contrairement à d'autres qui ont toujours leur carte à l'UMP".  Dès lors pour le député européen, "la sagesse serait tout simplement qu'on oublie toute cette procédure". A l’UMP, ce vendredi, comme le rappelle Le Lab d’Europe 1, on doit aussi se souvenir de ce qu’avait déclaré Jean-François Copé au moment de quitter la présidence du parti avait averti : "Vous virez Lavrilleux, soit, mais faites gaffe, c'est une grenade dégoupillée. Vous feriez bien de la manier avec précaution".

lu sur Le Parisien

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