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Accident de Brétigny : Marine Le Pen demande la démission du président de la SNCF
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Accident de Brétigny : Marine Le Pen demande la démission du président de la SNCF

La présidente du Front national estime en effet que Guillaume Pépy, comme l’Etat est responsable de s’être « désengagée des infrastructures du service public.

Près de six mois après l’accident de Brétigny, ce vendredi le rapport d’enquête a enfin été publié. Et celui-ci accable la gestion de la SNCF et de Réseau ferré de France. En effet, alors que le déraillement du train entre Paris et Limoges avait fait 7 morts et des dizaines de blessés, l'enquête pointe une série de dysfonctionnements tels que l’usage de matériel vétuste ou encore une maintenance légère et aléatoire. Autant de problèmes abordés ce samedi par Marine Le Pen. La présidente du Front national a estimé que cette catastrophe ferroviaire justifiait la démission du président de la SNCF, Guillaume Pepy. En effet, elle le juge responsable comme l'État de s'être "désengagé" des infrastructures de service public.

Le rapport "pointe une double responsabilité", déclare Marine Le Pen dans un communiqué. "Tout d'abord celle de M. Pepy, président de la SNCF depuis 2008, qui par ses choix de management semble avoir trop largement délaissé les questions de sécurité au bénéfice d'une politique centrée sur la communication et la libéralisation du rail voulue par l'Union européenne", affirme-t-elle, jugeant "nécessaire" sa démission.

Ensuite, poursuit la présidente du FN, le rapport "confirme les effets potentiellement dramatiques du désengagement de l'État et de la SNCF des grandes infrastructures de service public". "Cette politique de désengagement et de désinvestissement de l'État dans le service public, qui s'est par exemple traduite par la suppression entre 2000 et 2010 de 10 000 postes à SNCF Infra, filiale chargée des travaux de maintenance, a nécessairement des effets sur la sécurité des voyageurs et des personnels", ajoute-t-elle. Pour Marine Le Pen, "elle a été menée aussi bien par les gouvernements de gauche que de droite parce qu'il fallait comme d'habitude obéir aux injonctions d'une Union européenne occupée à liquider le service public à la française".

Lu sur Le Point

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