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L'ex-ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.
L'ex-ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.
©Reuters

Fête de la rose

A Frangy, Arnaud Montebourg et Yanis Varoufakis dénoncent une Europe non-démocratique

Yanis Varoufakis et Arnaud Montebourg se sont retrouvés ce dimanche à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) pour prononcer un réquisitoire commun contre l’austérité en Europe.

Arnaud Montebourg a affirmé qu'il rêvait "que le parti socialiste soit bien différent" dimanche lors de la fête de la rose de Frangy-en-Bresse, un an après la précédente édition, où son discours vilurent contre le gouvernement qui lui avait valu son éviction. "Je suis toujours membre du PS, j'ai acquitté ma dernière cotisation, même si je rêverais que ce parti soit bien différent, ou autre", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse au côté de son invité d'honneur Yanis Varoufakis, ex-ministre des finances du gouvernement grec.

L'ancien homme politique, qui travaille maintenant en entreprise, assure qu'un "ancien ministre de l'Economie a la responsabilité de dire les choses, de faire des propositions aussi. Ca n'empêche pas de continuer un chemin professionnel bien différent. Je trouve utile d'aller trouver les ressources dans la société, pour y accueillir les idées nouvelles".

Selon lui, "comme beaucoup de pays européens, beaucoup de Français ont des idées audacieuses, quand leurs dirigeants sont souvent des conservateurs du statu quo".

Il a aussi dénoncé le manque de démocratie dans l'Union européenne: "quand des institutions ne sont pas démocratiques, la démocratie ne risque pas de triompher. C'est le problème de la zone euro. On vote mais cela ne sert à rien", a-t-il lancé, citant "le sentiment de désespoir qu'exprime le peuple grec" et qu'ont aussi connu les Français, qui ont voté non au traité constitutionnel européen, "une décision engloutie dans le Triangle des Bermudes de la zone euro". 

"Vous votez pour la gauche française et vous vous retrouvez avec la droite allemande au pouvoir", a lancé l'ex ministre de l'Economie.

Son invité d'honneur, l'ex ministre des finances Yanis Varoufakis, qui a démissionné le 6 juillet du gouvernement grec, et critique aujourd'hui ouvertement la politique d'Alexis Tsipras, a pour sa part prononcé une allocution à 16h. "Notre printemps d'Athènes a été écrasé, comme le printemps de Prague. À la place des chars, c'était des banques. Je suis là devant vous parce qu'une petite nation a décidé de dire notre liberté, notre dignité n'est pas à vendre", a-t-il également déclaré, visant l'Allemagne.

Il a réclamé un "new deal européen" et un plan de lutte contre la pauvreté en Europe.

Lu dans Le Figaro

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