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Julien Aubert, le député qui a déclenché la polémique
Julien Aubert, le député qui a déclenché la polémique
©Commons.wikimedia.org

Prise de tête

"Madame le président" : après l'affaire Julien Aubert, l'Académie française rappelle les règles

L'institution a publié une mise au point sur les règles complexes de la féminisation des postes dans la langue française.

Madame le président ou madame la présidente ? La question avait créé des remous à l'Assemblée Nationale entre la présidente de séance Sandrine Mazetier et le député UMP Julien Aubert. Ce dernier persévérait à l'interpeller par le masculin contre la volonté de cette dernière qui souhaitait le titre de "madame la présidente". Le député a ainsi été privé, le 7 octobre dernier, d'un quart de son indemnité parlementaire pendant un mois. Une sanction mal acceptée par une partie de l'hémicycle la jugeant sévère et injuste.

Pour trancher ce débat, la très vénérable Académie française a publié un communiqué fleuve, rappelant que la féminisation n'est pas compatible avec "les fonctions qui sont des mandats publics distincts de leurs titulaires et accessibles aux hommes et aux femmes à égalité." Ainsi, en référence aux usages du latin, le masculin doit être utilisé comme genre neutre. Par exemple, une circulaire est signée non pas par une personne mais par une fonction et elle pourra perdurer après le départ du titulaire. Le genre masculin s'impose donc dans tous les textes officiels.

Mais l'Académie pose une exception. Le féminin peut s'appliquer "à la demande expresse des individus" concernant les "appellations utilisées dans la vie courante (entretiens, correspondances, relations personnelles)". Reste à savoir si l'interpellation au sein de l'Assemblée Nationale concerne ou non "la vie courante".

Dans ce débat qui oppose les parlementaires, difficile de donner un vainqueur. L'Académie française préfère "laisser rivaliser les différentes formes jusqu’à ce que la meilleure l’emporte".

Lu sur Le Parisien

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