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"Jour de colère" : trois jeunes condamnés à deux mois avec sursis pour violences sur les forces de l’ordre
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Condamnations

"Jour de colère" : trois jeunes condamnés à deux mois avec sursis pour violences sur les forces de l’ordre

"Aucun des prévenus n'a de casier judiciaire et ils ont tous été interpellés au hasard", s’est insurgé l’avocat de l’un des prévenus.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce mardi trois jeunes, interpellés ce dimanche à l'issue de la manifestation anti-Hollande à Paris, à des peines de deux mois avec sursis pour des violences sur les forces de l'ordre. Trois d'entre eux ont été reconnus coupables d'avoir projeté une barrière de chantier en direction de gendarmes, sans les atteindre. En revanche, la procédure engagée contre une autre manifestante âgée de 18 ans a été annulée pour vice de forme. La lycéenne était accusée d’avoir jeté une canette de bière vide vers des forces de l'ordre.

Les avocats des quatre prévenus avaient plaidé la relaxe de leurs clients, estimant que le dossier n'apportait pas la preuve des faits qui leur étaient reprochés. "Ces peines ne sont pas satisfaisantes même si elles sont assorties du sursis", a réagi Me Antoine Vey, l'avocat d'un des condamnés. "Aucun des prévenus n'a de casier judiciaire et ils ont tous été interpellés au hasard", a-t-il affirmé. "Je pense que le parquet instrumentalise notre droit lorsqu'il lance ce type de procédure alors qu'il aurait pu, pour des faits aussi peu graves, choisir la reconnaissance préalable de culpabilité qui permet de juger sans les faire passer devant un tribunal. Mais on ne veut pas de cette procédure discrète parce qu'on a la volonté de communiquer autour d'une décision de justice et c'est regrettable", a-t-il insisté.

262 personnes avaient été interpellées après les incidents survenus lors du "jour de la colère". 226 avaient été remises en liberté ce lundi et seuls huit gardés à vue ont été déférés ce mardi devant le tribunal de grande instance pour y être jugés en comparution immédiate. Plusieurs d'entre eux n'avaient toujours pas comparu en fin de journée.

Lu sur Le Parisien

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