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"Est-ce qu'on la voit à Calais ?" : les membres de la majorité fustigent la "faute politique" et les "postures" de Martine Aubry
©Reuters

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"Est-ce qu'on la voit à Calais ?" : les membres de la majorité fustigent la "faute politique" et les "postures" de Martine Aubry

Pour Jean-Marie Le Guen, la maire de Lille "n'a pas complètement assimilé la défaite des primaires il y a quatre ans".

Le gouvernement bombe le torse. Si François Hollande s'est refusé à tout commentaire face à la violente charge de Martine Aubry contre l'exécutif, les membres de la majorité ont, de leur côté, tiré à boulets rouges sur la sortie de la maire de Lille.

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, s'est sans doute montré le plus virulent. Mercredi soir, ce proche de Manuel Valls, a fustigé une "faute politique" que de s'en prendre à la majorité avec "autant d'outrance" et une "posture moralisatrice" d'une gauche "qui n'assume pas la difficulté du monde', avant de tacler directement Martine Aubry : "Est-ce que dans le Nord-Pas-de-Calais les choses ont été si bien au moment des élections pour qu’on vienne nous donner des leçons ? Est-ce qu'on la voit à Calais ?".

Sur Europe 1 ce jeudi, il en a remis une couche, évoquant "une critique radicalisée, pas constructive". "Il n'y a aucune proposition, aucune stratégie politique" et d'ajouter : "Martine Aubry n'a pas complètement assimilé la défaite des primaires il y a quatre ans."

Michel Sapin a lui aussi dénoncé cette tribune. Il a appelé à "éviter les postures", d'autant plus "dans une période difficile". Le ministre des Finances estime que Martine Aubry fait partie de ceux qui "savent très bien quelles sont les difficultés de l'exercice d'un quinquennat".  

Alors que le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a regretté des mots qui devraient pas être utilisés", le patron des députés socialistes à l’Assemblée, Bruno Le Roux a estimé que "parler d'affaiblissement de la France" était "une faute". "On voit les rancunes dans ce texte, qui fondent une vraie différence entre une gauche qui ne cesse de critiquer, par rapport à une gauche qui agit", faisant référence au manque de propositions politiques du texte."

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Lu sur L'Obs

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