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"Des paroles et des actes" : Valls dément toute "culture d'impunité" du gouvernement
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Grand oral télévisé

"Des paroles et des actes" : Valls dément toute "culture d'impunité" du gouvernement

Ce jeudi soir, le ministre de l’Intérieur était l’invité de l'émission de France 2 "Des paroles et des actes" animé par David Pujadas.

Affaire Dieudonné- Interrogé par Nathalie Saint-Criq, qui a demandé au ministre de l'Intérieur si ce n'était pas la médiatisation des spectacles de Dieudonné, "suite à un reportage sur France 2", qui avait créé la réaction et l'action, Manuel Valls s'est défendu : "Ca fait des mois que j’en parle [...] Et parce qu’il y a eu ces attaques, les attaques contre un autre journalistes, Patrick Cohen [...] nous avons considéré avec le Président et le Premier ministre l’interdiction". Le ministre de l'Intérieur a ensuite indiqué que "si c'était à refaire, il le referait", mais a commis un petit lapsus

Quenelle - Manuel Valls a été interrogé sur la quenelle, ce geste popularisé par Dieudonné M'Bala M'Bala et repris notamment par le sulfureux Alain Soral. Il a affirmé que "venant d'[Alain Soral, ndlr], c’est un geste antisémite [..]".

Europe - "Je ne suis pas un fédéraliste. Je suis très attaché à cette notion qu’avait évoqué Jacques Delors des états-nations [...] Il peut y avoir des transferts ; par exemple, je pense que nous pouvons transférer les coordinations en matière économique ou d’emploi [...]".

Schengen - "Il ne faut pas sortir de l'espace Schengen", a assuré le ministre de l’Intérieur. Avant de s’interroger : "Pourquoi il n’y a pas de garde-frontière européen pour faire vivre nos frontières ?"

Ambitions personnelles - Manuel Valls veut-il remplacer Jean-Marc Ayrault à Matignon ? A cette question, le ministre de l'Intérieur a déclaré vouloir "continuer à la tête de ce ministère".

Légalisation du cannabis - La sénatrice Esther Benbassa a déposé au Sénat le 28 janvier une proposition de loi pour "autoriser l'usage contrôlé du cannabis". Interrogé par David Pujadas, Manuell Valls a rappelé la liberté des parlementaires mais a souligné que c'était "non" pour le gouvernement : "Le débat sur la légalisation du cannabis est libre. Mais la position du gouvernement, c’est qu’on ne peut pas lever des interdits de ce type."

Délinquance - Accusé par le député Eric Ciotti de ne pas apporter de "réponse pénale", Manuel Valls a démenti toute "culture d'impunité" du gouvernement. A l'aide d'un graphique qu'il avait apporté sur le plateau, le ministre de l'Intérieur a assuré qu'il y avait eu environ60 000 personnes écrouées en 2011 sous la droite, contre 67 738 en 2013.

Dérapage de la police - "Je ne laisserai, pas comme ministre de l’Intérieur, mettre en cause le travail de la police [...] Le travail de la police qui est difficile et remarquable et qui est soutenu par une immense majorité de la population." Une fois cette mise au point faite, après avoir été interpellé sur ce sujet par Samira Guerrouj, fondatrice de l'association ACLEFEU, Manuel Valls a expliqué du bout des lèvres : "Je nie pas qu’il peut y avoir des problèmes de formation [...] qu’il peut y avoir des problèmes, dans des contrôles d’identité [...]" notamment.

Trafic de drogue - Le ministre de l'Intérieur a loué son bilan en évoquant une augmentation de 10 % des gens interpellés, au cours de l’année 2013, en terme de trafic de drogues. Il a assuré qu'"'on a besoin d’une police proche des citoyens, qui travaille main dans la main avec les élus et les bailleurs sociaux" et évoqué une amélioration du "17", le numéro de police secours.

Les soupçons d'enquête sur les sources des journalistes - Manuel Valls a assuré n'avoir passé aucune consigne pour identifier les sources du Figaro : "C'est totalement contraire à l'éthique qui est la mienne [...] J'ai d'ailleurs appelé le journaliste du Figaro pour lui dire qu'il n'en était rien [une information confirmée par ailleurs au Lab d'Europe1]. Ca me parait très important que dans une démocratie on laisse travailler la presse librement. Mes services ont autre chose à faire que d'aller détecter des fuites. Je ne veux pas perdre mon temps."

Sa forte présence médiatique ? Il assume : "On est dans un système médiatique. Il y a plus de chaines d'information, internet [...] La politique, c'est aussi la pédagogie. C'est convaincre les Français [...] Ma position, celle de ministre de l'Intérieur, est beaucoup plus exposée".

Immigration en France, sécurité mais aussi action au sein du gouvernement, tels seront les thèmes qui doivent être abordés par David Pujadas, journaliste à France 2, avec le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Ce dernier répondra ensuite aux questions de François Lenglet et Nathalie Saint-Cricq qui passeront au crible le bilan des derniers mois du ministre.

Au cours de l’émission, Manuel Valls sera opposé à Alain Finkielkraut et Florian Philippot qui débattront avec lui sur l'immigration et l'intégration en panne. Jeff Wittenberg et Franz-Olivier Giesbert clôtureront l'émission.

Depuis l’expulsion de la collégienne Léonarda, en octobre 2013, Manuel Valls est au cœur de nombreuses polémique et connait des périodes complexes. Il est à la fois le ministre "préféré de la droite" qui le considère également comme "le pire ministre de l'Intérieur depuis 10 ans".  

lu sur FranceTVinfo

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