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Xavier Quérat-Hement, fondateur de la Fête des Services
Xavier Quérat-Hement, fondateur de la Fête des Services
©XQH

L'interview Atlantico Business

Xavier Quérat-Hement : "En France nous n'avons pas compris l'enjeu que représente le secteur des services"

Valoriser le secteur des services, c'est la mission que s'est donnée Xavier Quérat-Hement. Le directeur qualité de La Poste, qui a mené le projet de transformation des bureaux de postes, a créé la Fête des Services, elle aura lieu le 16 décembre. Le but, valoriser ces familles de métiers et promouvoir, par le biais d'un concours, les créateurs les plus prometteurs.

Vous êtes l'instigateur de la Fête des Services, et de son concours, comment va-t-il se dérouler ?

Nous avons lancé la Fête des Services parce que je suis frappé qu'en France nous n'ayons pas compris l'enjeu que représente le secteur des services. On parle beaucoup de redressement productif, et puis on imagine que de toute façon les services seront toujours là. C'est un discours qui revient beaucoup. Pourtant, les services ne se limitent pas à l'hôtel ou aux services à la personne. En regardant les choses de près, on voit de très belles innovations. La Fête des Services aura donc lieu le 16 décembre, afin d'être une caisse de résonnance sur ce secteur, elle sera articulée autour des services et de leurs créateurs qui vont changer ou simplifier la vie des Français. Côté concours, il a commencé sur notre site où des créateurs pouvaient déposer un dossier pour présenter leur projet. Nous avons reçu 476 dossiers, le jury en a sélectionné 25 et désormais, c'est le public qui peut élire les 5 gagnants. Les prix seront remis le 16 décembre par Pierre Gattaz.

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Parmi les candidats au concours, quels sont les points communs de leurs projets ?

Ce qui est marquant, c'est que l'on a découvert beaucoup de projets basés sur de la logique de partage : le partage de parking, le partage du camion de déménagement, du co-voiturage... Tout cela est remonté de façon massive. Il y a, évidemment, des services à personne comme de l'aide à domicile mais, il y a une autre tendance, ce sont les séniors. Nous avons reçu des projets, des séniors constituent un réseau d'expert et viennent aider des petites entreprises, par exemple, qui ne peuvent pas se permettre d'avoir accès à des expertises. Je pense aussi de très belles idées comme Capital Koala qui vous permet, en faisant vos courses sur des sites partenaires sur leur start-up, de cumuler de l'argent qui vient se placer sur un compte épargne pour vous enfants.

Est-ce que le service peut aussi représenter un avenir pour certaines entreprises en difficultés actuellement ? 

Tout à fait, en difficultés ou non d'ailleurs. Quand vous prenez des entreprises comme Veolia, Vinci ou Sodexo, ce sont des groupes qui sont massivement passés d'une production traditionnelle pour venir sur le service, plus particulièrement sur ce que l’on appelle « l'offre de solutions ». Par exemple la Saur, spécialisée dans la gestion de l'eau propose aux élus des communes, pour obtenir des marchés, des services complémentaires comme la gestion du camping, du golf ou l'air des gens du voyage de la commune. Nous entrons dans une logique de mise en écoute par rapport aux besoins et l’approche, dans ce monde qui arrive, est différente. Par exemple, Michelin ne vend plus des pneus mais des kilomètres ou des atterrissages ! Cependant, il n'est pas question d'opposer industrie et service. Quand on regarde son smartphone, on voit bien que l'industrie a produit la coque et les services on fait le reste. Les deux sont nécessaires.

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