Voici pourquoi l’Occident décline et se meurt… | Atlantico.fr
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Le déclin de l'Occident Oswald Spengler
Le déclin de l'Occident Oswald Spengler
©

Sic transit gloria mundi

Voici pourquoi l’Occident décline et se meurt…

Et comme les autruches, sentant son destin scellé, il met la tête dans le sable.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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« Le Déclin de l’Occident » d’Oswald Spengler date de 1922. Un livre sombre et noir qui fascina tous les penseurs de l’époque. S’il annonçait le pire c’est qu’il avait été écrit après le traumatisme de la Première Guerre mondiale, la plus sanglante hécatombe que le monde ait jamais connue.

Spengler allait un peu vite en besogne. A cette époque, l’Occident, bien que meurtri, dominait le monde. Son empire colonial s’étendait de l’Afrique à l’Asie en passant par les pays arabes du Proche Orient. Sa supériorité technologique et culturelle se portait garante de sa toute puissance.

Surtout l’homme occidental estimait qu’il était investi d’une mission civilisatrice. Ce que Rudyard Kipling appelait « le fardeau de l’homme blanc ». Cette mission s’accompagna – pourquoi le dissimuler ? – d’un cortège d’exactions, de cruautés et de mépris à l’égard des dominés.

L’homme occidental avait de la vigueur à revendre. Il le montra pendant la guerre 1939 – 1945, encore plus meurtrière que la précédente, quand il terrassa le totalitarisme nazi. Il en fit de même dans les années qui suivirent contre le totalitarisme communisme dont il triompha.

Puis l’Occident, sans doute fatigué par tant d’efforts, décolonisa et se retira des terres qu’il avait conquises : le repos du guerrier. C’est alors que l’effrayante prophétie de Spengler commença à prendre corps.

On ne voulait pas mourir mais juste survivre. Un autre ennemi que le nazisme et le communisme fit son apparition. L’Occident repu et podagre l’installa sur ses terres par lassitude et pour certains par collaboration. Ainsi avait fait Rome dans l’Antiquité en accueillant les Barbares. Mais le rayonnement de la civilisation romaine était tel que les barbares devinrent vite romains. Rien de tel aujourd’hui.

Nous assistons maintenant à une nouvelle trahison des clercs. Ils veulent la paix : à tout prix, à n’importe quel prix. Ils s’inclinent donc – se couchent serait plus juste – devant une foi qui les subjugue car ils ont abandonné la leur.

Au temps où l’Union soviétique existait encore, les pacifistes criaient : « plutôt rouges que morts ». Actuellement les mêmes ou leurs enfants, crient « plutôt verts (cette couleur n’est pas uniquement celle de l’écologie) que morts ».

Pour bien comprendre où nous en sommes on peut relire Spengler. Et surtout – parce que c’est d’actualité – lire « La France s’éteint, l’islam s’embrase… » de Henri Rey–Flaud. Son titre dit tout.  

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