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Emmanuel Macron Christian Estrosi
Emmanuel Macron Christian Estrosi
©Yann COATSALIOU / AFP

En avant première pour vous

Voici comment Christian Estrosi va trahir Emmanuel Macron

Il lui tend une main et dans l’autre il cache un poignard.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Je suis un inconditionnel de Roland Moreno, le généralissime auteur de lathéorie du bordel ambiant et le non moins généralissime inventeur de la carte à puce. Il nous a quitté prématurément en 2002. Ce qui fait qu’il n’a pas connu le quinquennat de Macron et ses bordéliques joyeustés. Et qu’il n’a pu rencontrer Christian Estrosi qui, à lui tout seul, incarne à la perfection sa théorie du bordel ambiant. 

Le maire de Nice vient une nouvelle fois, sur Europe 1, de déclarer sa flamme au président de la République. En conséquence de quoi il appelle ses amis Républicains à rallier Emmanuel Macron. Pas sûr qu’il ait beaucoup d’amis chez les Républicains… Mais il est toujours membre de ce parti, membre à minima. Estrosi indique en effet qu’il paie ses cotisations. On a connu des adhésions plus enthousiastes. 

Puis, dans une envolée qui aurait ravi Roland Moreno il sort le poignard. Pour convaincre les Républicains de faire allégeance à Macron, le maire de Nice en appelle à la mémoire de Jacques Chirac et de Valery Giscard d’Estaing. Même s’il y avait, dit-il, des divergences entre eux « ils ont su gouverner ensemble ». Faut voir !

En 1974, Jacques Chirac trahit Jacques Chaban-Delmas, le candidat légitime de son parti et fit élire Giscard. Le poste de Premier ministre l’en récompensa. Deux ans plus tard, nouvelle trahison. Chirac démissionne, fonde le RPR et dénonce en Giscard le chef du « parti de l’étranger ». 

En 1981, Chirac récidive avec son fameux « je ne peux que voter Valery Giscard d’Estaing ». Ce « que » apporta à Mitterand les quelques centaines de milliers de voix dont il avait besoin pour être élu. Estrosi est-il au courant ?

Si le couple Chirac-Giscard doit servir de modèle à une union entre Macron et les Républicains ça promet des coups fourrés et du sang. À la place du président de la République on se méfierait de Christian Estrosi.

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