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Dominique de Villepin s'est dit prêt à soutenir un retour de Nicolas Sarkozy.
Dominique de Villepin s'est dit prêt à soutenir un retour de Nicolas Sarkozy.
©Reuters

Je t’aime moi non plus

Villepin rallie Sarkozy... Et le croc de boucher alors ?

L’ancien Premier ministre, ennemi juré de l’ancien président, vient de lui apporter son soutien. Comme quoi en politique, rien n’est jamais définitif.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Nicolas Sarkozy se reposait en parcourant d’un œil gourmand les sondages qui accablaient François Hollande. Que du bonheur ! Soudain son téléphone sonna. C’était Henri Guaino. « Je te dérange Nicolas ? ». « Oui un peu, je suis en train de bosser là maintenant ». « Mais c’est important » insista Guaino. « Si c’est pour me parler du tireur fou qui terrorise Paris ça ne vaut pas la peine. J’en ai rien à battre ». « C’est beaucoup plus important : il s’agit de Dominique de Villepin ! ».

Nicolas Sarkozy explosa. « Tu me déranges pour ce has been, cette fin de race, cet histrion, ce cabotin ? ». S’en suivit une longue litanie d’injures et d’insultes que ma mère m’a strictement interdit de rapporter ici. Il fut question d’envoyer ce c... de Villepin se faire v... par les Grecs. L’ancien Premier ministre fut qualifié de vieux beau juste bon à b... les couguars. « Je ne veux plus jamais entendre parler de ce salopard qui m’a pourrit la vie avec l’affaire Clearstream ! ».

Sarkozy haletait de fureur. Henri Guaino parvînt quand même à placer un mot. « Écoute Nicolas, il vient d’annoncer qu’il se ralliait à ta prochaine candidature ! » « Quoi, comment, qu’est-ce ? ». Le téléphone tomba des mains de l’ancien président. Mais émoustillé par le nouvelle, et une fois la surprise passée, Nicolas Sarkozy le ramassa. « Alors qu’il vienne me voir en rampant et en chemise comme les bourgeois de Calais !». Henri Guaino le supplia d’être raisonnable : « Il peut t'être utile ».

Sarkozy ricana. « Et il peut m'amener quelles voix ? Celles de quelques vieilles rombières du XVIème ». Guaino se lança alors dans une longue explication pédagogique. Il assura à Sarkozy que Villepin était très populaire dans les banlieues. Qu’il avait fait un tabac à Bondy et au Val Fourré. Qu’il avait parlé aux jeunes issus de la diversité de Céline, de Gaza et des slameurs des cités. Sarkozy, faiblissant déjà, lâcha une dernière vacherie. « Et ces slameurs ils va les mettre dans sa prochaine anthologie de la poésie française ? ».

Mais la cause était déjà entendue. « Bon. Et selon toi il veut quoi en échange ? ». « Bah, un job je pense. Un portefeuille... » « Villepin ministre ? Jamais ! » hurla Sarkozy. « Peut -être que la présidence de l’Institut du Monde Arabe lui suffirait » susurra Guaino. Et Sarkozy céda. Il raccrocha. Se leva. Et descendit à la cave où il caressa amoureusement - et pour la dernière fois - le croc de boucher qu’il y avait fait installer à l’attention de Dominique de Villepin.

A lire du même auteur : Le gauchisme, maladie sénile du communisme, Benoît Rayski, (Atlantico éditions), 2013. Vous pouvez acheter ce livre sur Atlantico Editions.

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