Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
©Thomas SAMSON / AFP

Pas eux et pas ça…

Un flic arabe ? C’est pas bien ! Un flic noir ? C’est pas mieux !

Ils sont nombreux à le penser et ils ne sont pas d’extrême droite.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

Flic c’est un métier de chien. On leur lance des cocktails Molotov. On les caillasse. On les frappe quand c’est possible. Et leur hiérarchie exige d’eux de la retenue.

Macron les utilise et les méprise. Castaner les accuse de racisme. Et leur reproche des comportements violents. Quand il leur a fallu affronter les Gilets jaunes, leur violence, ou supposée violence, était la bienvenue et saluée comme légitime.

Dès lors qu’il s’agit de réprimer une émeute en banlieue cette violence est jugée inacceptable. Et pour faire plus simple quand à lieu une manifestation en faveur d’Adama Traoré on leur interdit d’intervenir. Selon une formule dont Castaner a le secret « ces manifestations sont interdites mais elles sont tolérées ». Il demande toutefois que les gestes barrières soient respectés. Vous les avez vus vous les manifestants à 1m50 les uns des autres ?

On a bien compris que flic c’était un métier de chien. Pour certains d’entre eux c’est double peine. Ils sont arabes et noirs. La police étant réputée raciste nous sommes certains que leurs collègues les traient de « bougnoules » et de « négros ».

Comme les autres policiers, ils gagnent environ 1.700 euros par mois. C’est correct mais en vendant du shit ils pourraient se faire beaucoup plus d’argent. Contrairement aux policiers blancs ils subissent des insultes spécifiques.

« Arabe de service » pour Linda Kebbab, porte-parole du syndicat Alliance. « Vendus » ou « bounties » (noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur) pour des policiers noirs anonymes. 60 d’entre eux viennent de signer une pétition écoeurée qui a paru dans Marianne.

On comprend qu’ils dérangent ceux qui les injurient. Ils ne sont pas conformes à l’image qu’ils se font d’eux-mêmes et de ceux qui sont de la même origine qu’eux : l’Arabe dealer, le Noir voleur. Circonstance aggravante : on ne peut pas les traiter de « sales blancs ». D’où une terrible frustration bien compréhensible.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !