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La maison d'Ariel Castro a été détruite le 7 août à Cleveland
La maison d'Ariel Castro a été détruite le 7 août à Cleveland
©Reuters

Glauque

Toutes les photos de l'intérieur de la "maison de l'horreur" d'Ariel Castro à Cleveland

Ariel Castro a été condamné à la prison à vie pour avoir séquestré et violé trois femmes pendant une décennie. La semaine dernière sa maison a été détruite. Voici des photos de l'intérieur de l'abomination.

L'affaire avait ému l'Amérique. Un véritable choc. Début mai, un homme, Ariel Castro, avait été arrêté à Cleveland pour des actes ignobles. Il avait séquestré, battu et violé trois femmes pendant dix ans. Il s'agit de Michelle Knight, aujourd'hui âgée de 32 ans, Gina DeJesus, 23 ans et Amanda Berry, 27 ans. Celle-ci a eu une petite fille, Jocelyn, âgée de six ans au moment de leur libération. Des analyses ADN ont confirmé que Castro était bien son père. Un véritable calvaire qui a pris fin lorsque cette dernière a réussi à s'enfuir de cette "maison de l'horreur". Immédiatement, les médias américains ont fait leurs gros titres avec cette sordide histoire. Près de quatre mois après, cette affaire dite "des disparues de Cleveland" continue de secouer le pays. Il faut dire que l'actualité récente est bien chargée et que les détails les plus écœurants refont surface.

Ainsi, la semaine dernière, la maison où vivait Ariel Castro a été détruite. Michelle Knight était présente et s'était exprimée. Elle avait confiée : "je me sens vraiment libérée quand je pense que tant de gens me voient comme un héros et un modèle, et j'aimerais que cela continue". Depuis, les photos de l'intérieur de cette maison commencent à circuler dans les médias outre-Atlantique. En voici quelques-unes ci-dessous.

Voici une reconstitution de la maison de "l'horreur" qui a servi lors du procès d'Ariel Castro. (crédit photo REUTERS/Aaron Josefczyk)

Ici la photo d'une des chambres dans laquelle les trois jeunes femmes ont été séquestrées. (crédit photo REUTERS/Cuyahoga County Prosecutor's Office/Handout)

Toujours la même chambre. La photo a été prise comme pièce à conviction lors du procès. (crédit photo REUTERS/Cuyahoga County Prosecutor's Office/Handout)

Il s'agit d'une page d'une lettre non datée d'Ariel Castro. Elle a servi de preuve dans le procès du 1er août qui a vu le chauffeur de bus scolaire de Cleveland être condamné à 1 000 de prison sans possibilité de libération. Dans cette lettre, Ariel Castro écrit : "Je suis un prédateur sexuel". (crédit photo : REUTERS/Cuyahoga County Prosecutor's Office/Handout)

Pour rappel, Ariel Castro a été condamné à la prison à vie. Au cours de son procès, le tortionnaire a eu beau plaider qu'il n'était pas un "monstre", le juge Michel Russo lui a promis qu'il ne sortirait jamais de prison. Il a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de prison de 1 000 ans."Monsieur, il n'y a pas de place ni dans cette ville, ni dans ce pays, ni en fait dans ce monde, pour ceux qui réduisent les autres à l'esclavage, pour ceux qui agressent sexuellement et qui brutalisent", a fustigé le juge.

Pour échapper à la peine de mort, l'ancien chauffeur de bus scolaire avait plaidé coupable de 937 chefs d'enlèvements, viols et meurtre aggravé --pour avoir mis fin à la grossesse d'une de ses victimes en la rouant de coups. "Je ne suis pas un monstre, je suis une personne normale, je suis juste malade", avait plaidé le quinquagénaire d'origine portoricaine.

Ci-dessus des chaînes et verrous qui ont servi à séquestrer les trois jeunes femmes. (crédit photo : REUTERS/Cuyahoga County Prosecutor's Office/Handout)

D'autres chaînes qui permettent d'imaginer l'horreur vécue par les trois jeunes femmes. (crédit photo : REUTERS/Cuyahoga County Prosecutor's Office/Handout)


Pendant sa déposition devant le juge, selon Le Point,  Ariel Castro s'est confié sur ses actes. "Je sais que j'ai tort à 100%" mais "je pense que je suis dépendant de la pornographie au point que cela me rend impulsif et je ne réalise pas que ce que je fais est mal", "je suis dépendant, comme d'autres sont dépendants de l'alcool", a-t-il insisté avant de demander pardon à ses victimes. "Je suis vraiment désolé", a-t-il assuré, "vous savez toutes ce qui s'est passé dans cette maison", a-t-il ajouté, et, se tournant vers le juge: "Je veux vous dire qu'il y avait une harmonie dans cette maison". "Je n'ai jamais battu ces femmes, je ne les ai jamais torturées", a-t-il poursuivi fermement. Et de déclarer de manière confuse : "la majorité des relations sexuelles qui ont eu lieu dans cette maison, presque toutes, étaient consenties. Dire que je les ai forcées est complètement faux, il y a même des fois où elles demandaient".

(crédit photo : REUTERS/Cuyahoga County Prosecutor's Office/Handout)

Une pièce en sous-sol de la "maison de l'horreur". (crédit photo : REUTERS/Cuyahoga County Prosecutor's Office/Handout)

Durant le procès Michelle Knight avait raconté avec émotion son calvaire. Toujours selon Le Point, en pleurs devant la cour, elle a confié en s'adressant à son bourreau : "J'ai vécu 11 ans d'enfer, maintenant votre enfer ne fait que commencer"."Je surmonterai ce qui s'est passé. Vous vivrez en enfer pour l'éternité", a-t-elle dit, lisant un texte préparé à l'avance. "Je peux vous pardonner mais je ne pourrai jamais oublier", a-t-elle ajouté. Et de conclure : "Je vivrai pendant que vous mourrez à petit feu chaque jour en pensant aux 11 années et aux atrocités que vous nous avez infligées".

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