Thierry Breton était l’invité de Radio classique ce matin. Le PDG d’Atos revenait sur l’offre publique d’achat (OPA) émise pour le rachat de Bull. Un mariage "dans le but de créer un leader européen dans les domaines porteurs de l’informatique " que sont le "big data", et le "cloud computing". Le groupe veut proposer aux entreprises de "protéger de plus en plus ce qui constitue leur patrimoine informationnel". Une fois le projet d’OPA validée par les conseils d’administration d’Atos et de Bull "à l’unanimité", Thierry Breton raconte avoir " prévenu les autorités gouvernementales " : "dimanche soir, c’est vrai que je suis allé voir Arnaud Montebourg et je lui ai expliqué le détail des opérations (…) Il est parfaitement légitime que les gouvernements s’expriment tout en laissant le choix final aux instances dirigeantes . Les chefs d’entreprise évoluent avec beaucoup de parties prenantes, dans lesquelles il y a tout naturellement les collectivités territoriales et les gouvernements." Il défend l’importance "d’avoir un acteur européen ", notamment pour faire concurrence à IBM, dans un souci de "proximité". "Les clients peuvent me joindre nuit et jour". Et pour l’innovation, " la taille nationale ne suffit évidement plus ". C’est pourquoi Thierry Breton défend un rapprochement de leader comme Alstom et Siemens. "L’idée européenne n’est pas une idée de repli, au contraire, c’est une idée d’ouverture sur le monde ."