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Terrorisme à Anvers : et voici comment la France rayonne à l'étranger !
©Reuters

Échanges franco-belges

Terrorisme à Anvers : et voici comment la France rayonne à l'étranger !

Nous avons des produits d'exportations qui ne sont pas pris en compte par le ministère du Commerce Extérieur. Sont-ils vraiment utiles à notre balance commerciale ?

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Les échanges entre la France et la Belgique se portent à merveille. Il y a quelques temps, les Belges avaient envoyé chez nous des habitants de Molenbeek désireux de connaître les terrasses de cafés parisiennes et d'assister aux concerts du Bataclan. En signe de réciprocité, nous leurs avons adressé un Français qui voulait découvrir les charmes architecturaux d'Anvers, et le savoir-faire de ses diamantaires. Ce touriste a été arrêté par la police belge.

François Hollande, qui ne s'exprime que dans les grandes occasions, a confirmé qu'il s'agissait bien d'un "Français, qui voulait commettre un attentat ou créer un événement dramatique". S'il s'était agi d'un non-Français, le président de la République aurait certainement parlé d'un "individu résidant sur notre territoire".  Pris sans doute par le temps, il n'a pas fourni d'autres précisions. Ces précisions les voici telles que les communiquées la police belge. Et là, SVP, éloignez vos enfants de l'écran… Et vous âmes sensibles, promptes à l'émotions, détournez votre regard... Selon les policiers belges, manifestement islamophobes et racistes, l'individu arrêté s'était livré à un exercice assez routinier : foncer dans la foule avec sa voiture. Toujours d'après les Belges, l'homme s'appelle Mohamed S. Il portait une tenue camouflée et avait des bidons d'essences dans le coffre de son véhicule. Et les mêmes policiers ont jugé bon d'indiquer qu'il était "d'origine nord-africaine". Ils sont fous ces Belges !

Pourquoi ne se sont-ils pas contentés de dire, comme Hollande, qu'il s'agissait d'un Français ? Pourquoi ont-ils eu l'outrecuidance de salir l'image de communes aussi paisibles que Molenbeek et Saint-Denis ? Oui, pourquoi ? Il se murmure que François Hollande, très contrarié, a failli envoyer un message blâmant le chef de la police d'Anvers. Mais un de ses conseillers a stoppé cet élan d'indignation. "Monsieur le Président, vous êtes le Président de la République française. Pas le roi des Belges" !

Pour le moment, l'affaire en est là. Force est de constater que les échanges franco-belges restent fortement déséquilibrés. Un seul Français contre de nombreux Belges venus sur notre territoire. Ces visites avaient amené un provocateur du nom de Zemmour à demander qu'on bombarde Molenbeek. Nous ne l'avons pas fait. Mais les Belges, si l'on en juge par la teneur dénonciatrice des propos de leurs policiers, les Belges n'hésiteront certainement pas à bombarder Saint-Denis… 

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