Shocking ! Sondage : seuls 20% des Français ont une bonne image de la Grande-Bretagne <!-- --> | Atlantico.fr
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"A la fin des années 1960 et au début des années 1970, le pays des Beatles bénéficiait de l’image d’une société assez en pointe, non seulement culturellement dans les domaines de la musique, du style et de la mode mais aussi institutionnellement avec l'Et
"A la fin des années 1960 et au début des années 1970, le pays des Beatles bénéficiait de l’image d’une société assez en pointe, non seulement culturellement dans les domaines de la musique, du style et de la mode mais aussi institutionnellement avec l'Et
©Reuters

Sondage Ifop pour Atlantico

SONDAGE IFOP/ATLANTICO : A l'occasion des 40 ans du référendum du 23 avril 1972 sur l'élargissement de la CEE à la Grande-Bretagne, l'opinion des Français à l'égard de leurs voisins d'outre-Manche n'est pas à la franche entente cordiale. Une anglophobie particulièrement notable chez les plus âgés et les partisans des partis extrémistes.

Question  : Quelle opinion avez-vous de la Grande-Bretagne ?

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François Kraus (Chef de groupe au département Opinion et Stratégies d'Entreprise) : Cette évolution entre 1972 et 2012 s'explique par les effets de quinze ans de thatchérisme et de libéralisation en Grande-Bretagne. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, le pays des Beatles bénéficiait de l’image d’une société assez en pointe, non seulement culturellement dans les domaines de la musique, du style et de la mode mais aussi institutionnellement avec l'Etat-Providence. Tous ces éléments ont fait que la société française avait l’impression que les Anglais étaient modernes et progressistes. 

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François Crosse : Aujourd’hui, les Français qui ont la meilleure opinion de la Grande-Bretagne sont les sympathisants UMP, c’est donc un ressenti très clivé politiquement. Désormais, pour les Français, la Grande-Bretagne est un pays qui offre moins de garanties en termes d’emplois, de services publics et de santé. D’un modèle à suivre, d'un modèle attirant, c’est devenu un modèle repoussoir.

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Question  : Diriez-vous de l'image des Anglais aux yeux des Français ? 

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François Crosse : Ces résultats expriment un antagonisme séculaire, inutile de revenir à la Guerre de cent ans. Mais on échappe rarement au poids de l’Histoire, même si aux armées se sont substitués les joueurs de rugby. Au-delà de cela, il est intéressant de constater qu'une opinion moins favorable persiste chez les électeurs de l’extrême-droite. Ils sont plus sensibles à cette anglophobie séculaire que l’on retrouvait encore dans l’armée française lors de la Première puis la Seconde Guerre Mondiale. D’ailleurs, on peut lier ce sentiment de moindre sympathie pour les Anglais, avec la méfiance de l'étranger que partagent les électeurs de ce courant d'une manière générale. Sur un tout autre plan, les Anglais payent aussi leur individualité due, notamment, à leur logique insulaire.

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François Crosse : Il est compréhensible en revanche que les Anglais soient plus populaires auprès des jeunes. Londres est une ville attractive qui passe pour moderne et festive et ce sont des caractéristiques qui généralement attirent les plus jeunes. On peut aussi comprendre que la franche la plus âgée de la population soit restée dans une logique plus antagoniste. 

Question  : Quelle est la perception à  l’heure actuelle de la situation économique de la France : est-elle meilleure, moins bonne ou ni l’un ni l’autre que celle de la Grande-Bretagne ?

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François Crosse : Les Français sont partagés sur ce sujet et le débat est, là encore, empreint d’un clivage politique. L’Angleterre des années 1970, quand on compare les résultats avec ceux de la France en 1972, vivait déjà un certain essoufflement de son modèle, il avait du mal à amortir le choc de la fin du Commonwealth et subissait déjà un gros phénomène de désindustrialisation. En revanche, du côté du continent, les taux de croissance variaient entre 4 et 5%, avec une société plutôt performante. Ce décalage expliquent que les Français aient l’impression d’une société anglaise en crise. 

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François Crosse : Désormais, la crise ayant attaqué l’économie des deux pays, le rapport s’est équilibré et les seuls qui considèrent que la situation est meilleure sont les sympathisants de droite car ils sont plus sensibles au modèle économique anglais. 

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Méthodologie

Ce document présente les résultats d’une étude réalisée par l’Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l’enquête par sondage. Les enseignements qu’elle indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

Aucune publication totale ou partielle ne peut être faite sans l’accord exprès de l’Ifop.

Étude réalisée par l'Ifop pour Atlantico.fr

Échantillon de 1819 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé(e)) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing), du 17 au 19 avril 2012.

Précision relative aux marges d'erreur

La théorie statistique permet de mesurer l’incertitude à attacher à chaque résultat d’une enquête. Cette incertitude s’exprime par un intervalle de confiance situé de part et d’autre de la valeur observée et dans lequel la vraie valeur a une probabilité déterminée de se trouver. Cette incertitude, communément appelée « marge d’erreur », varie en fonction de la taille de l’échantillon et du pourcentage observé comme le montre le tableau ci-dessous :

Exemple de lecture du tableau : dans le cas d’un échantillon de 2000 personnes, si le pourcentage mesuré est de 10%, la marge d’erreur est égale à 1,3. Le vrai pourcentage est donc compris entre 8,7% et 11,3%.

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