Sondage : les Allemands opposés à une intervention militaire au Mali aux côtés de la France | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
La France qui a pris l’initiative de l'intervention est très peu suivie par ses partenaires. Les Allemands, eux, n'y voient pas leur intérêt.
La France qui a pris l’initiative de l'intervention est très peu suivie par ses partenaires. Les Allemands, eux, n'y voient pas leur intérêt.
©Reuters

Foutre Rhin

Sondage : les Allemands opposés à une intervention militaire au Mali aux côtés de la France

Les Allemands sont 71% à se prononcer contre l’intervention militaire au Mali. Si les Français y sont majoritairement favorables par "réflexe patriotique", l’Allemagne est toujours frileuse à investir ses forces dans la bataille.

Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.

Voir la bio »

Question : Vous savez que des troupes françaises ont été engagées militairement au Mali pour lutter au côté du gouvernement malien contre des mouvements islamistes armés. Vous personnellement, seriez-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt pas favorable ou pas du tout favorable à ce que des soldats allemands participent à cette intervention militaire au Mali ?

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche réalisé par téléphone du 17 au 18 janvier 2013 auprès d’un échantillon de 1005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. 

Question : Vous savez que des troupes françaises ont été engagées militairement au Mali pour lutter au côté du gouvernement malien contre des mouvements islamistes armés. Vous personnellement, seriez-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt pas favorable ou pas du tout favorable à ce que des soldats allemands participent à cette intervention militaire au Mali ?

- Comparatif Syrie / Mali -

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Atlantico : En quoi l'évaluation de l'opinion publique allemande sur la question est-elle intéressante pour la France ? Comment expliquer cette majorité opposée à l'intervention au Mali ?

Jérôme Fourquet : Deux raisons expliquent la réalisation de cette enquête : elle fait suite à l’intervention française au Mali - un débat est né en France quant à l’isolement de notre pays et au manque d’implication de nos partenaires européens – et intervient justement à l’heure où les chefs d’Etat français et allemands fêtent les 50 ans du traité de l’Elysée. D’où notre intérêt pour l’opinion de nos voisins allemands.

Les Français soutiennent pour les deux tiers d’entre eux l’intervention militaire sur le terrain, par réflexe patriotique. Tandis qu’outre-rhin, ils sont tout aussi nombreux à y être opposés. La France qui a pris l’initiative, de part son expérience dans cette partie de l’Afrique et la menace islamiste qui cible spécifiquement le pays, est très peu suivie par ses partenaires. L’opinion publique, en Allemagne en tout cas, est opposée à un tel déploiement de force. Ils n’y voient pas leur intérêt.

Dans un sondage questionnant les Allemands sur leur accord pour un engagement militaire en Syrie, l’opposition était marquée mais moins majoritairement, car à l’époque, l’opération était d’ampleur internationale et sous mandat de l’ONU. En général, l’Allemagne est relativement frileuse à investir les forces allemandes en dehors des frontières de l’Etat fédéral.

L’adhésion à une intervention militaire de l’Allemagne au Mali


(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Méthodologie

Ce document présente les résultats d’une étude réalisée par l’Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l’enquête par sondage. Les enseignements qu’elle indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !