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Les soldes d'hiver se terminent.
Les soldes d'hiver se terminent.
©Reuters

En demi-teinte

Soldes d’hiver : les raisons d’un bilan décevant

Les soldes d'hiver se sont clôturées mardi 11 février. Un mois et demi de shopping intensif qui n'auront pas suffi à fournir un chiffre d'affaires honorable. En cause : la crise, la douceur hivernale et les promotions à l'année.

Isabelle Savelli

Isabelle Savelli

Isabelle Savelli est responsable du CROCIS, Centre d'Observation économique, Chambre de commerce et d'industrie de Paris Ile-de-France.

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Atlantico : Selon le Centre national des centres commerciaux, ces soldes d’hiver ont été assez décevantes. Partagez-vous la même opinion ?

Isabelle Savelli : Oui. D’ailleurs, au sein du Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie et des services (CROCIS) de la Chambre d’industrie et de commerce de Paris, nous avons appelé notre enquête sur les soldes d'hiver 2014 « le rendez-vous manqué ». Les commerçants attendaient beaucoup de ces soldes après une collection automne-hiver qui n’avait déjà pas donné les résultats escomptés. En ce dernier jour des soldes, 62 % des commerçants ne sont pas satisfaits, et même les deux tiers d’entre eux considèrent que les résultats sont inférieurs à ceux de l’année passée.

Il semble que les soldes ont rencontré davantage de succès en ligne. Qu'en penser ?

Il faut noter que les achats en ligne et ceux en magasins sont appréhendés de deux manières différentes par les clients, notamment parce qu’en ligne il n’y a pas la foule, mais des promotions à l’année, on peut faire son panier la veille des soldes et le valider le jour dit… De ce fait, les ventes en ligne ont été très sollicitées pendant ces soldes. Les commerçants se sont ainsi sentis davantage concurrencés par internet.

Quels produits se sont les mieux vendus ? Et a contrario, lesquels n'ont pas trouvé preneur ?

Du fait de l’hiver doux, les grosses pièces (vêtements très chauds, hors vêtements de ski), comme les doudounes et les bottes fourrées, n’ont pas trouvé beaucoup de preneurs. En revanche, les petites pièces ou les bottes en cuir, pour les femmes, se sont mieux vendues.

En dehors de l’hiver doux, comment expliquer le bilan assez négatif de ces soldes d’hiver ? Faut-il tout mettre sur le dos de la crise ?

Comment je l’ai dit, l’hiver doux n’a pas permis un rebond des ventes des grosses pièces comme cela a été le cas l’an dernier où nous avons eu de la neige.

Évidemment, la crise est un autre facteur non négligeable : le pouvoir d’achat des Français a nettement baissé en textile et habillement, selon l’INSEE.

Enfin, les Français sont aujourd’hui habitués aux promotions à l’année, et donc les soldes ne sont plus un rendez-vous incontournable. Internet, avec ses promotions, ses sites spécialisés de ventes privées, permet d’acheter des articles haut de gamme au rabais.

Cette même tendance devrait-elle être observable pour les soldes d’été ?

Un commerçant sur deux est relativement optimiste pour la collection printemps-été, mais pour les soldes d’été, il est difficile de se prononcer car cela dépend du temps. Nous avons, par exemple, connu, il y a quelques années, un mois de juillet extrêmement pluvieux, et donc les sandales et les débardeurs se sont très mal vendus. En outre, cela dépend de l’état des stocks des commerçants.

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