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SNCM, l'idée qui mettrait tout le monde d'accord : chiche ?
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Cap ou pas cap ?

SNCM, l'idée qui mettrait tout le monde d'accord : chiche ?

Le trafic de la SNCM a repris à 80% ce jeudi 10 juillet à 19h, après 17 jours de grève. Cependant la CGT a prévenu que le mouvement ne pouvait "être que suspendu, tant que le gouvernement n'apporte pas de solution pérenne". Mais peut-être la sortie de crise est-elle à trouver dans les rangs des salariés eux-mêmes...

Sophie de Menthon

Sophie de Menthon

Sophie de Menthon est présidente du Mouvement ETHIC (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance) et chef d’entreprise (SDME)

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Il faut mettre les gens devant leurs responsabilités et évidemment encourager la liberté d'entreprendre en faisant confiance à ceux qui s'expriment haut et fort au nom de leur outil de travail et pour sa défense. Il faut bien sûr faire confiance aux salariés et aux syndicats qui les représentent, dont la CGT.

Aussi devant la certitude et les convictions farouches (si l'on peut dire) des employés de la SNCM (Société Nationale Maritime Corse Méditerranée) qui clament que cette entreprise est leur bien propre et doit fonctionner selon leurs critères, le Gouvernement doit saisir la balle au bond et se mettre en accord avec ses propres convictions. Voilà l'occasion d'offrir une belle "success story" au pays ; en effet, de nombreux salariés (CGT) du port de Marseille souhaitent pouvoir continuer à travailler dans leur entreprise, la SNCM, qui perd certes beaucoup d'argent, mais dont les actionnaires sont prêts à transmettre leurs participations pour 1 € symbolique et même à abandonner leurs comptes-courant.

Pourtant, pas de patron qui veuille reprendre le flambeau...

Qu'à cela ne tienne, la solution est toute trouvée et elle devrait plaire à Benoit Hamon, à Arnaud Montebourg et à Michel Sapin : elle consiste à offrir à ces salariés l'opportunité de créer une SCOP, coopérative ouvrière dont le modèle est l’un des favoris du Parti Socialiste. Ainsi, puisque les grévistes estiment que l’entreprise peut être rentable, ils mettront toute leur énergie actuellement un peu dispersée et leurs convictions altruistes, à gérer "leur boîte".

Alors, Chiche ?

Une excellente pédagogie par l'exemple aux yeux du monde et la démonstration que nos forces syndicales sont aussi forces de proposition.

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