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Ségolène Royal essayerait de recaser Francis Rol-Tanguy.
Ségolène Royal essayerait de recaser Francis Rol-Tanguy.
©Reuters

Confidentiel

Ségolène Royal tente d’exfiltrer un de ses conseillers, condamné par la justice, à la tête de la RATP

Francis Rol-Tanguy pourrait prochainement remplacer Pierre Mongin à la tête de l'entreprise publique. Il a pourtant été condamné en 2012 pour infraction à la législation du travail.

Selon nos informations, Ségolène Royal essayerait de recaser Francis Rol-Tanguy, son conseiller chargé de l'énergie, du mix énergétique, des transports et de la mer, à la tête de la RATP... en lieu et place de Pierre Mongin. Ce dernier aurait d'ailleurs déjà été convoqué jeudi 26 juin chez Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l'Elysée. 

Le candidat malheureux à la mairie de Montreuil en 2008 traîne pourtant un passé judiciaire. En novembre 2012, il est en effet condamné, en tant qu'ancien directeur de l'Atelier parisien d'urbanisme, à 42 000 euros d'amende pour infraction à la législation du travail à la suite deux plaintes de l'inspection du travail pour travail dissimulé et non-paiement des heures supplémentaires.

Une condamnation qui ne l'empêchera pas d'être nommé un mois plus tard délégué interministériel à la fermeture de la centrale nucléaire et à la reconversion du site de la central de Fessenheim. En octobre 2013, Philippe Martin en fait même son directeur de cabinet, un poste qu'il occupera jusqu'à l'arrivée de Ségolène Royal. Rétrogradé au rang de conseiller, il reste néanmoins dans les murs. 

Le problème, c'est que les relations de Rol-Tanguy avec les écolos se seraient dégradées. Or Ségolène Royal, déjà mise en cause pour l'anti-écologisme de plusieurs membres de son cabinet, ne peut pas se le permettre.  D'où la nécessité d'exfiltrer au plus vite de son ministère celui qui fut de surcroît directeur de cabinet de Jean-Claude Gayssot aux Transports, poste peu réputé pour sa verdeur. L'exfiltrer, oui, mais pas vers n'importe quel poste. Au parti socialiste, on n'abandonne pas les camarades. Et tant pis si cela revient à mettre à la tête d'une entreprise publique un personnage condamné par la justice.

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