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Sécheresse : Quand juillet pourri, l'agriculteur sourit (un peu)
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Ouf ! Il pleut !

Sécheresse : Quand juillet pourri, l'agriculteur sourit (un peu)

Les précipitations du mois de juillet ont permis aux agriculteurs de sortir un peu la tête de l'eau. Pourtant, les syndicats agricoles restent mobilisés. Compte-rendu de la situation avec Christophe Chambon, Directeur Général du Syndicat des Jeunes Agriculteurs.

Christophe Chambon

Christophe Chambon

Christophe Chambon est Secrétaire Général du Syndicat des Jeunes Agriculteurs.

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Atlantico : Les pluies de ces derniers mois ont-elles soulagé les agriculteurs?

Christophe Chambon : Oui. Avec la météo redevenue favorable, on peut compter sur plus de fourrage pour l'automne prochain. La situation pour les prochains mois devrait s'améliorer. En revanche, tout ce qui a été perdu en première coupe sera perdu jusqu'à l'hiver. On aura beau avoir une 2ème ou 3ème coupe d’ici l’automne, le manque (40 à 50 % dans certains secteurs) ne se rattrapera pas avant l’hiver. Même si la situation s'améliore, elle ne permettra pas de compenser les pertes du mois dernier.

Les mesures gouvernementales ont-elles été utiles? (Restriction d'eau, mise à disposition des jachères, etc...)

Oui et non. Le premier gros point c'est la météo. La pluie a redonné du courage aux agriculteurs. Beaucoup avaient baissé les bras et commençaient à désespérer. On a pu grâce à cela anticiper, ressemer pour avoir des cultures pour l’automne. Au niveau du gouvernement, à part la fauche des jachères on n'a pas eu grand-chose de plus pour avoir du fourrage supplémentaire. C’est un bon début, on ne peut pas le nier, mais c’est insuffisant.

L'appel à la mobilisation du ministère et des syndicats agricoles a-t-il porté ses fruits?

Oui. Cette opération d'appel à la solidarité, ça a été un gros point positif pour la profession. Une majorité d'éleveurs et de céréaliers ont joué le jeu. Pour les céréaliers, ce n'était pas évident. Beaucoup broyaient leur paille pour des raisons agronomiques évidentes. Cette année, ils ont décidé de ne pas le faire Beaucoup l'ont vendu à bas prix malgré la crise actuelle. Certains l'ont carrément donnée !

A l'avenir, quelles solutions préconisez-vous pour lutter contre la sécheresse?

La situation climatique va de pire en pire. Il est temps de se poser les bonnes questions. On ne peut pas se contenter de trouver des solutions à court terme. La problématique de l’eau sera essentielle. Le stockage de l’eau est primordial. L’État et l’Europe doivent nous donner des moyens, trouver des plantes moins consommatrices d’eau, plus résistantes aux changements de chaleur et aux diminutions des précipitations. Nous devons trouver les moyens de faire des rotations plus rapides qui permettent d'économiser un maximum d'eau.

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