Pierre-Antoine Dusoulier, Saxo Banque : "Twitter en bourse, un coup d'accélérateur pour son développement" | Atlantico.fr
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Pierre-Antoine Dusoulier - Président de Saxo Banque France
Pierre-Antoine Dusoulier - Président de Saxo Banque France
©Reuters

L'interview Atlantico Business

Pierre-Antoine Dusoulier, Saxo Banque : "Twitter en bourse, un coup d'accélérateur pour son développement"

Twitter entre en bourse ce jeudi au NYSE. Avec ses 231 millions d'utilisateurs mensuels, le réseau social espère lever des fonds afin de poursuivre sa stratégie de développement et asseoir son business model. Mode d'emploi avec Pierre-Antoine Dusoulier, PDG de Saxo Banque en France, qui brosse également un portrait optimiste des marchés pour les mois à venir.

Atlantico Business : Twitter entre en bourse ce jeudi, qu'est ce que cela signifie pour l'entreprise ?

Pierre-Antoine Dusoulier : En faisant cette opération d'introduction, Twitter cherche à lever beaucoup d'argent pour se développer et mettre en place son business model, à savoir vendre de la publicité et vendre des données. Pour le moment, son modèle n'est pas tout à fait opérationnel, cela veut donc dire que cette introduction en bourse va donner un coup d'accélérateur supplémentaire à son développement. Ceci étant, dès les premières secondes de cotation tout est possible. On s'en souvient pour Facebook lors de l'introduction, les investisseurs institutionnels avaient revendu, juste après, des gros morceaux de leurs de participations et l'action s'était effondrée. L'une des manières que cela ne se reproduise pas, c'est d'intégrer beaucoup d'investisseurs particuliers, comme vous et moi, qui généralement sont présents pour du long terme et sont moins dans la spéculation. C'est ce que Twitter a fait.

Justement, qui peut acheter des actions Twitter ?

Dès 9h30, heure américaine, donc 15h30 en France, on va tous pouvoir acheter des actions Twitter depuis notre plateforme. Ça va être intéressant pour un investisseur car cela risque de beaucoup bouger. Mais avant, pour participer à l'introduction c'est plus compliqué. Nous pensions jusqu'au dernier moment que les particuliers européens pourraient, comme les autres, participer à l'introduction mais Twitter est allé relativement vite pour faire son introduction et cela ne sera pas possible. Aux États-Unis il y aura des investisseurs particuliers mais en Europe non. 


Quel bilan tirez-vous de cette année 2013 dans votre métier ?

Si l'on compare à 2012 qui avait été assez calme, pour notre cœur de métier c'est-à-dire les dérivés, Forex et CFD, 2013 sera une bonne année. Nous sommes dans un business de niche, assez pointu. Notre client ce n'est pas quelqu'un qui va acheter une petite action de temps en temps et dormir dessus. Nos clients sont plutôt des investisseurs actifs qui s'intéressent à d'autres marchés que la place parisienne, notamment les places américaines qui se sont bien comportées cette année. Nos clients viennent chez nous pour acheter du Google, du Apple, du LinkedIn... Des actions qui ont monté cette année et souvent plus que les grandes actions françaises. C'est donc forcement très bon pour nous.

Quelles perspectives pour l'année 2014 sur les marchés ?

2014 devrait être une bonne année. Le marché action est clairement haussier car il y a beaucoup de liquidités en ce moment. Ceci étant, même si la situation n'est pas rose, l'état du business en cette fin d'année, comparé à la même période l'an dernier, est meilleur. Je rappelle qu'il y a un an, nous étions en pleine crise, on pensait que l'euro allait exploser, que l'Europe allait s'effondrer... L'état d'esprit est donc aujourd'hui vraiment différent, la confiance commence à revenir et devrait se traduire par de forts investissements dans les marchés actions dès le début de l'année 2014.

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