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La Tunisie, comme tout pays, présente des hauts, des bas ; son point fort étant ses ressources naturelles. À découvrir sans plus tarder.
La Tunisie, comme tout pays, présente des hauts, des bas ; son point fort étant ses ressources naturelles. À découvrir sans plus tarder.
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Répondez à l'appel du désert tunisien

Mais découvrez aussi des temples japonais et le patrimoine culturel exceptionnel de Prague.

Quentin Desurmont

Quentin Desurmont

Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens. Quentin contribue aussi à l’émergence du tourisme de luxe en Europe, il est membre de Traveller Made.

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L'appel du désert tunisien

Tintin, Lucky Luke, Indiana Jones... On plaint souvent les personnages traqués dans le désert. Pourtant, une fois qu'ils s'en sortent, on les envie soudain. Chaleur, soif et hallucinations deviennent alors non plus des obstacles insurmontables, mais des conditions indispensables à une aventure captivante ; et la Tunisie, par ricochet, une destination de rêve pour assouvir ce type d'identification. Partie intégrante du Maghreb, cette belle contrée demeure avant tout un carrefour de civilisations. Les Phéniciens y fondèrent Carthage. Les Romains la détruisirent pour pouvoir occuper l'ensemble de l’Afrique du Nord, suivis des Byzantins, des Arabes, des Andalous, des Turcs, des Italiens, puis des Français. Mais qui dit histoire, dit souvent géographie. Moins à l'école que dans la vraie vie d'ailleurs. En effet, au delà des manuels scolaires, se profile un relief exceptionnel. Entre les côtes, le djebel, le désert, les montagnes pluvieuses, les dunes du Sahara, les plaines du Sahel, la Tunisie, comme tout pays, présente des hauts, des bas ; son point fort étant ses ressources naturelles. À découvrir sans plus tarder.

Direction le Pan Sea. Situé au cœur de l'oasis méridionale et fortifiée de Ksar (château, en arabe) Ghilane, à 3 heures de route de Djerba, cet établissement luxueux a tout pour plaire. Soixante tentes de 28m2 en toile écru, matériau traditionnel des bédouins, un troupeau de dromadaires prêts à parcourir des kilomètres dans le désert à la grande joie des clients, un emplacement en or au milieu d'une palmeraie où règnent ombre et fraîcheur, un hammam relaxant dont le confort contraste avec l'aridité du décor extérieur. Comme son nom l'indique, le Pan (tout en grec) Sea (mer en anglais) met l'eau au cœur de son enceinte. Un plus quand on atterrit dans un climat réputé des plus secs.

Pour ceux qui détestent le camping et aspirent pourtant à des sensations plus fortes que celles procurées par les cocons hôteliers, il existe une formule toute trouvée, un campement de luxe dans les environs de Tozeur, bastion de marabouts. La touche religieuse du voyage ! Pour y accéder sans encombres, il est conseillé de conduire un 4x4, à moins bien sûr d'avoir un chauffeur. Après un rapide crochet par la palmeraie (encore une!) de Douz, cap sur un grand feu de palmes sèches signalant la présence de tentes berbères elles-mêmes disposées en demi-cercle et délimitées par 5000 bougies. Quoi de plus féérique que de passer une nuit dans un désert brillant de mille feux ? Chaque habitation se voit introduite par un panneau de bois éclairé au flambeau arborant le nom de ses occupants. Adieu les scoots ! Bonjour les Milles et Une Nuits ! Tissus orientaux, plats épicés, thé à la menthe et narguilé constituent l'authenticité de cette veillée magique, une authenticité qui ne va pas sans certaines précautions. En prévision d'une éventuelle tempête de sable, mieux vaut réserver une chambre ailleurs, à l’hôtel Mouradi Douz, par exemple, quoique son standing rompe avec le charme d'une installation en plein air.

Dur, dur, le retour à la réalité. Une fois rentré chez soi, on croit à un mirage tant le dépaysement fut grand. Et pourtant ce n'en était pas un.

Temples japonais

Tous ceux qui auront vu Lost in Translation s'accorderont à associer le Japon à un dépaysement, un grand pas, le grand saut - autre film à succès – vers l'inconnu. Et pour cause, à défaut d'une mémoire photographique supersonique, d'un plan ou d'un guide, le risque de se perdre dans ce conglomérat de gratte-ciels est immense. Rares sont les panneaux traduits en français ou en anglais ; les noms de rue, les enseignes de boutiques, de restaurants, sont tous écrits en japonais. Déconcertant. Pas de panique, toutefois ! Nul Minotaure dans cet illisible labyrinthe. Le seul monstre à combattre demeure le décalage horaire (7 heures en été ; 8 en hiver). Une fois celui-ci vaincu, il devient alors possible d'apprécier pleinement son séjour. Tokyo, Kyoto, son homonyme en verlan, etc. Tant de musées où s'amuser, de temples à contempler. En avant pour une expérience instructive et ludique !

Rendez-vous à Tokyo pour deux jours de tourisme intensifs, dont une soirée gastronomique à bord d'un bateau. Super croisière ! Pour préserver la symétrie des toponymes, et du séjour, prévoir deux journées à Kyoto. C'est suffisant ; car c'est là commence véritablement le voyage.

Connue pour son château, le Château de Nijo, ses ochayas, maisons de geishas, ses boutiques artisanales, où pullulent mouchoirs en papier traditionnel Kaishi, éventails, et chaussettes, entre autres accessoires, cette ancienne capitale du Japon, regorge de temples aussi somptueux les uns que les autres. Parmi ses quelques bijoux architecturaux on compte le temple Kiyomizudera, qui doit sa renommée à de spacieuses vérandas en bois et un panorama épousant l'ensemble de la ville. Le Sanjusangen-do, quant à lui,se distingue par le millier de Bouddhas trônant dans son hall. Vient ensuite, le Heian Jingu, sanctuaire shinto, bâti en 1895 à l'occasion d'une exposition industrielle, et dont la démolition a été décommandée au dernier moment. Le Ryoanji s'illustre par la philosophie zen qui transpire dans ses jardins. Enfin, si la parole est d'argent, le Pavillon est d'or. C'est la traduction que l'on donne souvent au temple Kinkaku-ji, lieu de retraite du troisième shogun Ashikaga, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. La liste est encore longue ; mais le temps, lui, presse.

Deux heures de trajet seulement pour accéder à Miyama. M.I.Y.A.M.A. Et non Miami. Avec ses « gassho », maisons à toit de chaume, le village s'avère un véritable havre de paix. Là, loin de la foule, du sable et de la mer, se cache le temple de Joshokouji construit en 1362 par l’empereur Kogon en tant de refuge pour les victimes du conflit qui opposait les dynasties du nord et du sud. Ne pas oublier de goûter au passage des plats locaux tels que le miso, espèce de pâte saturée en sel et en protéines, et dont la coloration jaune-beige-brun évoque la texture du beurre de cacahuètes ; ou encore le nattô, préparation à base de haricots de soja généralement consommée en complément d'un bol de riz au petit-déjeuner. Miyam Miyam... À ce propos, les fermiers se réjouissent généralement de partager leurs recettes. Également ancré dans la préfecture de Kyoto, le hameau de Minami (toujours pas Miami, désolé) borde la rivière Yura auprès de cerisiers dont la floraison offre un spectacle sans pareil. La Floride et ses palmiers peuvent bien se rhabiller.

Beaucoup d'encre a coulé sur le Japon ; toutefois, comme le dit si bien un proverbe nippon « mieux vaut voir une fois que lire cent fois ». Autrement dit, mieux vaut voir des idoles que boire des paroles.

Un passage musical à Prague

On se souvient tous de la chute de Jon Voight depuis le Pont de Prague dans le premier Mission Impossible ? Oui ? Non ? Le patrimoine de la ville est si riche, qu'il est bien entendu délicat de le résumer à une scène de film. Entre théâtres et musées, églises et synagogues, art gothique et art nouveau, style baroque et renaissance, on ne sait plus où donner de la tête. Afin de ne pas se disperser, pourquoi ne pas opter pour un séjour thématique ? Autour de l'ouïe, par exemple ? Clapotis de l'eau, vocalises, ronflements d'une nuit paisible après une journée de marche intensive... En avant pour une merveilleuse, si ce n'est mélodieuse, aventure !

Première note sur la portée : une croisière à bord d'un bateau dit « Vodouch ». Embarquement au pied du pont Charles (côté Vieille Ville), construit au XIVè siècle en remplacement du pont Judith dont on aperçoit encore, de loin comme de près, les vestiges. Décor rustique en bois sombre, larges baies vitrées donnant directement sur l'eau, accueil chaleureux du capitaine, anecdotes divertissantes de l'équipage, rafraîchissements et collation traditionnelle à la clef... Quelle meilleure façon de découvrir le charme des quais, l'intérieur du « canal du diable », et les vieux quartiers de la ville ? 45 minutes plus tard... retour au point de départ pour une visite approfondie du Château de Prague et de ses environs.

Classé au patrimoine mondial de  l’UNESCO, ce monument où loge le président de la République tchèque et siège l'archevêché de la cathédrale Saint-Guy, s'impose sinon comme le cœur historique, artistique et politique de la ville, du moins comme le noyau d'un quartier dynamique, le quartier Hradčany. Bastion de l'ancienne noblesse soucieuse de vivre  à proximité de l'empereur, ce dernier fourmille de palais rappelant le faste d'une époque révolue. En haut, les deux clochers baroques du couvent de Strahov constituent un des points de repères majeurs des touristes égarés. En contrebas, l’église Notre-Dame de Lorette se révèle un haut lieu de pèlerinage marial. Mystique ! Mythique ! Une expérience à prolonger en musique.

La Traviata, Rigoletto, Otello, Aida... Qui ignore ses noms reste tout de même le bienvenu à l’Opéra d’État de Prague. Pour les mélomanes aguerris le plaisir n'en est que décuplé. Qu'il s'agisse d'une initiation ou d'une appréciation experte, la pureté des voix écoutées, soit simplement entendues, outre la beauté des décorations, dont certaines sont d'ailleurs dues à un artiste français d'origine polonaise, Adrien Karbowsky, garantissent d'avance une soirée inoubliable.

Dernière étape musicale, l’hôtel Aria dont chaque étage est consacré à un genre particulier, classique, moderne, jazz, entre autres, et chaque chambre dédiée à un musicien ou compositeur célèbre. Planté dans le centre de Prague, quartier « Mala Strana », cet établissement luxueux ne jure que par accords et arpèges, si bien que même le goût, entre autres sens, finit par se fondre dans l'ouïe. Tandis que le chef de Coda, le restaurant des lieux, met toujours un point d'honneur à élaborer une carte raffinée, un point d'orgue vient ponctuer cet article.

Do, ré, mi, fa, sol, la, si... si, si, si, Prague peut être vu sans débordements. En effet, si la musique adoucit les mœurs, elle offre également un cadre de visite exceptionnel.

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