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Le Premier ministre français Jean Castex s'entretient avec des policiers sur la délinquance dans le quartier populaire de Pissevin à Nîmes, le 27 mars 2021, dans le cadre d'un déplacement d'une journée dans le département du Gard.
Le Premier ministre français Jean Castex s'entretient avec des policiers sur la délinquance dans le quartier populaire de Pissevin à Nîmes, le 27 mars 2021, dans le cadre d'un déplacement d'une journée dans le département du Gard.
©Sylvain THOMAS / AFP

Un signal d’alarme pour Macron ?

Quand la délinquance s’invite de façon fracassante dans la campagne électorale…

Mais il paraît que ce n’est pas bien d’en parler.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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On se souvient des propos de Dupond-Moretti sur l’insécurité qui selon lui relevait d’un « ressenti »

Pour le garde des Sceaux, évoquer la délinquance ne faisait qu’augmenter ce « ressenti ». Et il mettait en cause, s’agissant de ce phénomène, les chaînes d’infos en continu qui diffusaient des images des violences.

Un sondage paru dans Le Figaro vient de mettre en lumière cette question du « ressenti ». 62% des Français sondés jugent mauvais le bilan global de Macron. Et le pourcentage monte à 72% concernant la délinquance.

Plus grave encore pour le chef de l’Etat, ils sont 70% à estimer que l’insécurité pèsera sur leur vote en avril prochain. Ils en veulent à Macron : du « ressenti » au ressentiment, il n’y a q’un pas. 

Tous dans leur écrasante majorité savent ce qu’il faut savoir sur les violences qui gangrènent la France. Tous savent que des voitures flambent par milliers à la Saint-Sylvestre. Tous savent que dans certains quartiers des dealers s’entre-tuent. 

Ça ne se passe pas toujours en bas de chez eux mais très souvent près de chez eux. Ils voient et ils entendent. Pas besoin des chaînes d’info en continu pour savoir qu’un proche, un ami, un parent a été frappé pour avoir refusé une clope. 

Ils attendent, sans trop l’espérer que Macron évoque une délinquance jugée par eux insupportable. Hollande avait été victime de la courbe du chômage qu’il n’avait pas réussi à enrayer. La courbe de la délinquance sera-t-elle fatale au président de la République ? Pendant ce temps, Macron parle à Moscou de l’insécurité grandissante à la frontière russo-ukraininenne…

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