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Quand Esther Benbassa s’occupe de « déradicalisation », c’est radicalement idiot !
©MARTIN BUREAU / AFP

Touche pas à mon islam !

Quand Esther Benbassa s’occupe de « déradicalisation », c’est radicalement idiot !

La sénatrice EELV a été chargée d’une mission dans ce sens. On la savait passablement bête : ceux qui l’ont nommée le sont encore plus.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Esther Benbassa s’occupe – tout à fait officiellement - des jeunes radicalisés. On imagine que si elle a été désignée pour ce poste compliqué, c’est qu’on connait sa bienveillance à l’égard des sujets fragiles attirés par la douce mélodie de l’islamisme. Ce n’est pas elle qui irait signaler aux autorités les futurs et éventuels candidats au djihad.

Elle, c’est plutôt le genre maternel. « Petite, pourrais-tu de temps à autre enlever ta burka et te contenter d’un voile ? ». « Petit, pourrais-tu raccourcir ta barbe d’un centimètre ? ». Avec elle tout n’est que douceur. Sauf quand elle se met en colère.

C’est ce qui lui est arrivé quand elle a lu en détail les projets du gouvernement concernant la détection des radicalisés dans les établissements scolaires. Et là elle est sortie de ses gonds. Non, elle n’est pas une délatrice ! Non, il ne faut pas compter sur sa personne pour cautionner des procédés jugés par elle discriminatoires.

S’agissant de ses arguments, on hésite entre l’accablement et le fou rire. Citons la dans le texte pour ne rien altérer ses nobles propos : « l’autre jour, l’ennemi, c’était le migrant, aujourd’hui c’est le musulman ». Mme Benbassa a dû certainement avoir eu vent de l’existence de radicalisés catholiques, juifs, bouddhistes, orthodoxes. Pourquoi n’en parle-t-elle pas aux médias toujours très friands de nouveautés ?

Elle considère « la détection dans les écoles » comme « insupportable ». Le risque, dit-elle, est de rentrer dans « l’ère du soupçon ». Esther Benbassa donne un exemple qui nous laisse béat d’admiration. « Ce qui me fait peur, c’est qu’un jeune qui porte la barbe va se dire « je ne vais pas au club de sport, car on va me dire que je suis un fanatique ». Alors qu’il vaut mieux qu’ils aillent au sport, plutôt que de rester devant leur cité à vendre du shit ». Esther Benbassa ignore manifestement qu’il y a des cas de cumul : nombreux sont les » jeunes » qui vendent du shit et qui vont en salle de sport. Elle ignore également ce qui se passe dans les établissements scolaires. Ne sait-elle pas qu’il y a de nombreux élèves qui font un doigt d’honneur quand on leur parle de l’extermination des Juifs ?

Ne sait-elle pas aussi qu’ils ont été nombreux à protester quand on leur à demandé une minute de silence en hommage aux morts de Charlie et du Bataclan ? Peut-être qu’elle le sait quand même. Mais elle refuse d’y voir un signe de radicalisation. Pour elle il doit s’agir juste d’une manifestation un peu désordonnée d’une certaine fougue juvénile…

Un jour Esther Benbassa s’indigna du fait qu’on faisait tout un plat à propos des musulmanes voilées sans dire un mot des Juives à perruque (en cherchant bien, on peut en trouver quelques-unes). Depuis on sait à quoi s’en tenir sur elle. Mme Benbassa ne voit le monde que d’un œil. Et son œil regarde toujours dans la même direction.

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