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Barbara Cassin La Nostalgie
Barbara Cassin La Nostalgie
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Terre trouvée et retrouvée

Quand donc est-on chez soi ? Quand ceux qui sont nos hôtes nous acceptent

Cela, hélas, ne va pas de soi. C’est pourquoi il est bon d’en parler.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Je lis un livre magnifique de Barbara Cassin : « La Nostalgie ». Avec un sous-titre qui pose une question qui nous taraude tous : « quand donc est-on chez soi ? ». Je lui ai emprunté pour le titre de cet article.

Barbara Cassin explique qu’elle est la fille d’une Juive de Trieste et que son père descendait d’une famille de banquier du Comtat Venaissin. Où donc pourrait-elle être chez elle ?

Elle répond : en Corse. Elle y a sa maison et son mari y est enterré. Ce n’était pas chez elle mais ça l’est devenu. Barbara Cassin aime la Corse, les Corses. Ils l’ont accueillie. Elle a été « hospitée » comme elle le dit joliment.

Barbara Cassin aime les mots. Ceux du français, du grec ancien, du latin, de l’anglais, de l’allemand. Ainsi elle rappelle une évidence à laquelle on ne pense pas assez. Le mot « hôte » a deux sens en français : celui qui accueille, celui qui est accueilli.

La France est à coup sur une terre d’accueil. Elle accueille. Et depuis au moins deux siècles elle a accueilli des millions d’hommes et de femmes qui venaient d’ailleurs. Nous avons été leurs hôtes. Et ils ont été nos hôtes. Nous les avons « hospités » et ils nous ont aimés.

Comme Barbara Cassin a aimé les Corses et s’est faite aimée par les Corses. Continuons avec elle à explorer la langue française. Elle rappelle que le mot hôte vient du latin « hostis ». Ce qui veut dire également « ennemi ». Ce serait tellement bien si certains de nos accueillis aimaient la France comme Barbara Cassin aime la Corse. 

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