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Le PS sans DSK
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Présidentielles 2012

Le PS sans DSK

Dominique Strauss-Kahn manifestement hors course, le Parti socialiste doit gérer l’après. Mais paradoxalement, la situation n’est pas si délicate pour les socialistes, dont les primaires pourront jouer à plein leur rôle, sans DSK.

Claude Dargent

Claude Dargent

Claude Dargent est docteur en science politique, sociologue, chargé de cours à l'Institut d'Études Politiques de Paris et chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF/FNSP).

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Atlantico : Le PS va-t-il sortir affaibli de l’épisode DSK ?

Claude Dargent : La chance du Parti socialiste, c’est qu’il y a une procédure connue, approuvée de désignation de son candidat à la présidentielle, avec les primaires début juillet, et un vote en octobre. Et d’une certaine façon, le fait que DSK soit empêché fait qu’il n’aura jamais été candidat aux primaires. De facto, la procédure va pouvoir jouer à plein son rôle, et peut être même d’une manière plus équilibrée que s’il avait été candidat.

Mais les partisans de DSK sont forcément désorientés…

Il faut distinguer trois cercles. Au sein du PS les adhérents, le deuxième cercle avec les sympathisants, et le troisième avec les électeurs.

Chacun de ces trois cercles a perdu son candidat, et cela va devoir impliquer pour bcp d'entre eux qu’ils trouve et adoptent le candidat le moins lointain de leur position. Mais nous sommes à un an de l’élection présidentielle, et en amont de la procédure de primaire, le travail est encore faisable. Nous aurions été après la procédure de primaire, le travail aurait été infiniment plus compliqué pour le Parti socialiste.

Quand on adhère à un homme et un projet, est-il facile de changer ?

Ce n'est pas instantané bien entendu, mais il n'y avait pas de projet claire formulé par DSK. D’ailleurs, jeudi soir, les adhérents ont voté pour le projet du PS qu'ils ont adopté à 95 % quand DSK lui, n'avait pas encore fait été de projets, de programme. C'est plus une problématique d'image, d'adhésion à un homme, qui probablement ne sera plus candidat qui se pose pour ses partisans.

Mais si vous voulez mon avis, dans un mois, on ne parlera plus de toute cela, ou très peu. On en reparlera au moment du procès et c'est tout.

Cela ne me parait pas si difficile que cela pour les socialistes de se séparer de DSK et de l’affaire, et donc, de ne pas être handicapés lors de la campagne. Je ne majorerai pas l'impact de cet épisode, tant sur les primaires que sur les présidentielles, sauf qu'évidemment, il n 'y aura plus le candidat qui devait les dominer parmi les participants.

Le candidat des primaires doit il atteindre une large majorité pour emporter l'appareil socialiste derrière lui ?

Le premier souhait des électeurs socialistes, et adhérents, c'est d'abord que la parenthèse Sarkozy se referme. Pour cela, à partir du moment ou une procédure permet de désigner un candidat du PS, les choses devraient se faire sans difficulté. C'est l'avantage des primaires, contre les systèmes de désignation confiés à des cercles beaucoup plus étroits. Les primaires donnent une légitimité très forte au candidat indépendamment de son score. Maintenant, on ne sait pas encore qui sera candidat, les primaires auront lieu en octobre, il peut se passer beaucoup de choses d'ici là ! Les choses déterminées à l'avance en politique je m'en méfie beaucoup…

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