Pourquoi Pierre-Yves Bournazel a-t-il rallié Benjamin Griveaux ? Parce que l’autre le tient par les couilles ! | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Pourquoi Pierre-Yves Bournazel a-t-il rallié Benjamin Griveaux ? Parce que l’autre le tient par les couilles !
©JOEL SAGET / AFP

Ils ont le plus grand respect l’un pour l’autre

Pourquoi Pierre-Yves Bournazel a-t-il rallié Benjamin Griveaux ? Parce que l’autre le tient par les couilles !

Tenir un homme de cette façon, c’est s’assurer de sa fidélité obéissante.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

Dans les Démocraties Populaires, soumises à Staline, les communistes au pouvoir avaient créé une ribambelle de partis satellites. Des partis paysans, des partis catholique, des partis pour les artisans… Ils étaient bien sûr communistes, mais portaient pudiquement de jolis masques. Une manière d’afficher une offre démocratique dans des pays où la démocratie était aussi rare que la nourriture. 

Il y a en France, un charmant petit parti du nom d’Agir dont on ne parle pas assez alors qu’il a quand même 9 députés à l’Assemblée et un ministre (Frank Riester) au gouvernement. Les méchantes langues, elles sont nombreuses, affublent ce parti du sobriquet « marchir ». 

Pierre-Yves Bournazel est actuellement le plus connu des membres d’Agir, il était candidat à la mairie de Paris. Il ne l’est plus car il vient d’annoncer son ralliement à Benjamin Griveaux. C’était prévisible, attendu, et programmé. 

Griveaux, qui est à la peine, a tenu à faire de ce non-événement, un grand événement. Sa déclaration mérite d’être citée en entier : elle fera saliver les gourmets qui aiment la frangipane arrosée de miel et saupoudrée de sucre. 

« Pierre-Yves et moi nous avons longtemps cheminés en parallèle, nous avons beaucoup partagé sur  le fond, sur des sujets qui nous tiennent à coeur. J’ai aussi bien découvert l’homme que son projet, et c’est sans doute autant l’homme que son projet qui me rendent heureux aujourd’hui. »

Il y a quelques mois, l'ancien porte-parole du gouvernement avait été plus succinct. « Pierre-Yves Bournazel ? Je le tiens pas les couilles ! Pourquoi croyez vous que nous avons pris Riester au gouvernement ». Une rude franchise qui nous rappelle les meilleurs dialogues des Tontons Flingueurs. Ici une précision s’impose. Benjamin Griveaux déclare que lui et « Pierre-Yves » ont « longtemps cheminé en parallèle ». Eh bien non ! Quand on tient quelqu’un par les couilles, on chemine de très très près….

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !