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Pour la quatrième fois en dix ans, la Fédération Française de football cherche un nouveau sélectionneur. Didier Deschamps et Paul Le Guen sont-ils crédibles pour reprendre les Bleus en main ?
Pour la quatrième fois en dix ans, la Fédération Française de football cherche un nouveau sélectionneur. Didier Deschamps et Paul Le Guen sont-ils crédibles pour reprendre les Bleus en main ?
©Reuters

Bonne pioche ?

Portrait-robot du sélectionneur idéal des Bleus (et pourquoi Deschamps ou Le Guen ne conviennent pas forcément)

Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football, est désormais en charge de trouver à l'équipe de France son nouveau sélectionneur. Didier Deschamps et Paul Le Guen demeurent les grands favoris pour reprendre le poste de Laurent Blanc. Une chose est sûre, le prochain leader des Bleus devra jongler entre un autoritarisme assumé et une certaine touche de libéralisme.

Arnaud  Matteoli

Arnaud Matteoli

Arnaud Matteoli est un journaliste sportif spécialisé dans le football.

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Le traumatisme d’une élimination précoce en quart de finale de l’Euro 2012, le mauvais comportement d’Hatem Ben Arfa, Samir Nasri, Jérémy Menez et Yann M’Vila. Quelques jours après le fiasco de cet Euro, l’équipe de France se sépare de Laurent Blanc.

Pour la quatrième fois en dix ans, la Fédération Française de football cherche un nouveau sélectionneur. L'heure est au casting pour le président Noël Le Graët, chargé de trouver l’homme idéal. Les noms de Didier Deschamps et de Paul le Guen reviennent avec insistance. Le futur patron technique des Bleus devra répondre à un certain profil. Voici le portrait-robot de la perle rare.

A la recherche du juste milieu, entre l'excès et le défaut, le prochain sélectionneur des Bleus se doit d’atteindre la perfection.

Un entraineur « autoritaire »

Il attend de chaque joueur qu’il suive ses consignes à la lettre. L’équipe de France a besoin d’une dose d’autoritarisme. Il faudra la maintenir tout en conservant une bonne entente avec les joueurs. Le nouveau sélectionneur doit instaurer une discipline de rigueur sur et en dehors du terrain.

Généralement, un entraîneur autoritaire se concentre sur la victoire. Il impose sa vision et ses règles. Pour être crédible, il doit déjà avoir gagné par son style. Sa philosophie doit être la conquête de titres. Ce type de sélectionneur « Mourinhesque » refuse tout simplement la défaite.

L’autoritarisme a ses limites, il ne faut surtout pas que les joueurs exécutent simplement les ordres de l'entraîneur. L’équipe ne doit pas développer un jeu trop prévisible, trop convenu, trop restrictif. L’équipe de France doit s’éloigner d’un football contrôlé laissant peu de place à l'intuition et à la créativité.

Un entraineur « libéral »

Notre sélectionneur doit posséder une part de « libéralisme ». Il doit encourager le pouvoir de décision pour obtenir une liberté créative plus élevée. Pour cela, il faut pouvoir compter sur des leaders. En existe-t-il en équipe de France ?

L’entraîneur doit néanmoins fixer le cap et mettre en place un projet de jeu autour de futurs meneurs d’hommes en s’inspirant du sélectionneur italien Prandelli voire de l’allemand Joachim Low.

Les motivations indispensables du futur patron des Bleus ?

Celui-ci doit accepter de se passer de certains joueurs talentueux pour fonder un collectif et gagner en équipe. (Jurisprudence Aimé Jacquet avec Eric Cantona et David Ginola).

Réconcilier les clans : cicatriser les traces le plus tôt possible. La Coupe du monde 2010 et l’Euro 2012 ont laissé des séquelles. Annuler les rivalités pour réunir et réconcilier les joueurs comme le sélectionneur espagnol Del Bosque.

Inculquer aux nouveaux Bleus la notion de « devoir » : les joueurs doivent rendre au football ce qu’il leur a donné. Les joueurs doivent honorer les valeurs du football amateur et des clubs formateurs.

Parmi les postulants favoris, deux entraineurs tiennent la corde.

Didier Deschamps, ancien capitaine des champions du monde et d'Europe, présente le profil idéal sur le papier :

- 103 sélections au niveau international, une connaissance parfaite de l’équipe de France et un vécu en tant qu’entraîneur.

- Le palmarès parle pour lui, finaliste de la Ligue des champions en 2004 avec Monaco et vainqueur de six trophées avec Marseille en trois ans, dont un titre de champion de France (2010) et trois Coupes de la Ligue (2010, 2011 et 2012).

- « Dédé » possède-t-il la motivation nécessaire pour reprendre les Bleus ? Son football autoritaire et efficace manque t-il d'une touche de libéralisme ?

Paul Le Guen, sélectionneur d’Oman et nouveau favori au poste, présente le profil du chouchou idéal du président Noël le Graët :

- L’ancien entraîneur du Paris Saint-Germain, de Rennes et bien évidemment de l’Olympique Lyonnais tient la corde. Avec trois titres de champion de France avec Lyon, est-il assez autoritaire pour s’imposer en équipe de France?

- D’ici le 15 août et le match amical de reprise contre l’Uruguay, l’équipe de France doit se trouver un nouveau sélectionneur. La France du football veut rêver, vibrer de nouveau.

Les supporters des Bleus recherchent le succès, et non la perfection.

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